La création de la coalition de missiles antibalistiques intervient sur fond de menace croissante de missiles balistiques visant l’Europe. La déclaration affirme que la coalition a un rôle "purement défensif".
Neuf pays européens et l’Ukraine ont annoncé la création d’une coalition visant à développer des capacités antibalistiques en Europe pour protéger le continent.
"Nous estimons que la protection de l’Europe exige une solution globale, fondée sur une architecture intégrée de défense antimissile, afin de dissuader et de neutraliser les menaces de missiles à venir", indique une déclaration commune du Danemark, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, des Pays-Bas, de la Norvège, de l’Espagne, de la Suède, de l’Ukraine et du Royaume-Uni.
"Face à la menace balistique, nous faisons un choix clair : protéger l’Ukraine, renforcer notre sécurité collective et construire l’Europe de la défense", a écrit le président français Emmanuel Macron sur X.
Cette déclaration intervient en marge de la réunion de la "Coalition des Volontaires", à laquelle participent au moins 25 chefs d’État ou de gouvernement réunis à Paris, ce lundi 13 et mardi 14 juillet, pour discuter du soutien à l’Ukraine et des moyens d’accentuer la pression sur la Russie.
En amont de cette réunion, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré Emmanuel Macron, indiquant que tous deux avaient "évoqué en détail la situation sur le front et les besoins de l’Ukraine pour protéger la population contre les attaques russes".
"Il est important de renforcer l’Ukraine, de consolider nos défenses aériennes et d’accélérer le développement des capacités antibalistiques de l’Europe", a-t-il déclaré, ajoutant que "la France dispose précisément des capacités et des technologies avancées nécessaires pour aider".
Le sommet, organisé à Paris et coprésidé avec le Royaume-Uni, doit plaider pour un cessez-le-feu et une reprise des pourparlers de paix, a indiqué la présidence française vendredi.
Réunis à l’Hôtel des Invalides, les alliés chercheront à "renforcer" un nouveau sentiment d’unité et de coopération en faveur de l’Ukraine, selon la présidence française.
Ces engagements s’inscrivent dans la continuité des promesses faites lors du récent sommet du G7 à Évian et du sommet de l’OTAN à Ankara, où les alliés ont décidé d’envoyer 70 milliards d’euros d’aide militaire à Kyiv en 2026.
La coalition s’est désormais élargie à 37 pays, qui se réunissent à la fois en présentiel et par visioconférence. Deux nouveaux membres, la Moldavie et la Macédoine du Nord, ont participé pour la première fois à la réunion de lundi.
De son côté, le Kremlin a balayé le sommet d’un revers de main, le qualifiant de "coalition de va-t-en-guerre", dont les dirigeants "ne veulent pas la paix".
"L’Europe défend la liberté à tout prix", assure Macron
S’adressant aux forces armées avant une réunion des alliés de l’Ukraine, Emmanuel Macron a affirmé que l’Europe défendrait la liberté et les droits à tout prix. "Le message que nous adressons au monde est le suivant : oui, la paix est notre objectif. Oui, nous chérissons la liberté et les droits. Et oui, nous sommes prêts à nous battre pour les défendre toujours, même au prix du sang si nécessaire", a déclaré le président français.
"Dans quelques années, nous aurons construit de nouvelles capacités en Europe et orchestré un sursaut stratégique", a ajouté Emmanuel Macron, en soulignant que "l’Europe devient une puissance" qui est "prête à se défendre".
Volodymyr Zelensky est à Paris lundi et mardi. L’ensemble des dirigeants doivent assister au défilé militaire sur les Champs-Élysées, dans le centre de la capitale, le jour de la fête nationale.