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L'administration Trump prévoit d'annuler 200 000 visas de demandeurs d'asile

Le président Donald Trump passe devant le secrétaire d'État Marco Rubio lors d'une table ronde sur l'industrie minière américaine à Washington.
Le président Donald Trump passe devant le secrétaire d'État Marco Rubio lors d'une table ronde sur l'industrie minière américaine, à Washington, le 7 août 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Julia Demaree Nikhinson
Tous droits réservés AP Photo/Julia Demaree Nikhinson
Par Evelyn Ann-Marie Dom
Publié le
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Administration Trump: nouvelle offensive migratoire, possible plus grande révocation massive de visas de l'histoire des États-Unis

L'administration Trump a annoncé lundi qu'elle prévoit de retirer les visas d'affaires et de tourisme de 200 000 étrangers qui ont demandé l'asile aux États-Unis ou cherchent actuellement à l'obtenir.

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À moins d'être contestée ou modifiée, cette mesure constituerait la plus importante révocation massive de visas de l'histoire des États-Unis.

"Nous travaillons en coordination avec le département de la Sécurité intérieure (DHS) pour identifier et annuler les visas de non-immigrant de ressortissants étrangers qui se présentent aux États-Unis comme des visiteurs de courte durée, mais déposent ensuite une demande d'asile pour rester ici de façon permanente", a déclaré le porte-parole du département d'État, Tommy Pigott.

Il n'a pas précisé le nombre exact de visas qui seraient révoqués, affirmant que "le nombre de révocations reste évolutif et sera effectué progressivement".

Dans les semaines à venir, le département d'État devrait annoncer l'annulation des visas B1 et B2 délivrés entre 2016 et 2026 pour les personnes qui ont demandé ou demandent actuellement l'asile, selon des documents obtenus par l'agence de presse Associated Press et deux responsables américains qui se sont exprimés sous couvert d'anonymat.

Les visas B1 sont généralement délivrés pour les voyages d'affaires et les visas B2 pour le tourisme, les visites familiales et les soins médicaux. Les demandeurs actuellement en cours de procédure pour ces deux catégories doivent confirmer qu'ils ne cherchent pas à obtenir l'asile aux États-Unis et fournir des preuves de leur intention de retourner dans leur pays d'origine.

La révocation du visa n'entraînerait pas immédiatement l'expulsion de l'intéressé, ont précisé les responsables, mais les personnes dont la demande d'asile est en cours perdraient leur statut de voyageurs d'affaires ou de touristes.

Un système lancé dès le début du second mandat de Trump

Cette décision est la dernière en date dans la vaste offensive de l'administration Trump contre l'immigration, qui s'est intensifiée depuis le retour du président Donald Trump à la Maison-Blanche pour son deuxième mandat.

L'administration a déjà durci les conditions imposées aux demandeurs de visa, en exigeant notamment qu'ils communiquent l'historique de leurs comptes sur les réseaux sociaux, en imposant des cautions élevées avant le traitement des demandes et en décrétant des interdictions totales de visa pour les ressortissants de certains pays.

Vendredi, une juge a invalidé une mesure de l'administration Trump mise en place plus tôt cette année qui suspendait la délivrance de visas d'immigrant pour les ressortissants de 75 pays.

La juge fédérale Jeannette Vargas, nommée par l'ancien président Joe Biden, a estimé que cette politique était "contraire au droit et outrepassait les pouvoirs prévus par la loi", arguant qu'elle va à l'encontre de l'exigence du Congrès selon laquelle les agents consulaires doivent être en première ligne dans les décisions en matière de visas.

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