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Crise politique en Pologne : Marine Le Pen reprise par le ministre polonais des Affaires étrangères

Marine Le Pen sur les événements autour du Tribunal constitutionnel : "prise de contrôle par la force"
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Par Aleksandra Galka Reczko
Publié le
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La dirigeante du Rassemblement national (RN) évoque "une prise de contrôle forcée d’une institution constitutionnelle" en Pologne et reproche à l'Union européenne son inaction.

La dirigeante du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen s'est exprimée dimanche sur la crise politique en Pologne

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Dans un message publié sur X, la candidate d'extrême droite à la présidentielle de 2027 estime que "la suspension contestée du président du Tribunal, l’intervention des forces de sécurité autour de cette institution semblent s’apparenter à une prise de contrôle forcée d’une institution constitutionnelle."

Marine Le Pen s'en prend également à l'Union européenne : "L’indifférence de l’Union européenne et le silence des médias face à la crise polonaise suscitent de légitimes interrogations : on ne peut prétendre défendre la démocratie et l’État de droit et se taire lorsque l’équilibre constitutionnel d’un État membre est gravement menacé."

Réponse du ministre polonais des Affaires étrangères

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a réagi à ce message. Dans un commentaire sous la publication, il écrit : "Madame Le Pen, en tant qu'ami et allié de la France, la Pologne n'intervient pas dans votre politique. Nous vous prions de nous respecter en n'intervenant pas dans la nôtre."

La Commission européenne a indiqué samedi, au lendemain de la confrontation de vendredi soir devant le siège du Tribunal constitutionnel, qu'elle suivait attentivement cette crise.

Le porte-parole de la Commission a déclaré samedi à Euronews: "Il revient aux autorités polonaises de faire en sorte que le Tribunal constitutionnel puisse fonctionner conformément à la Constitution polonaise et dans le respect de la jurisprudence pertinente de la Cour de justice de l'Union européenne".

"La nomination de huit nouveaux membres du Tribunal constitutionnel relève des compétences constitutionnelles du Sejm, le parlement polonais", a ajouté le porte-parole.

Le porte-parole de la Commission a également attiré l'attention sur l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme du 5 mai 2026, par lequel elle a ordonné des mesures provisoires. Elle y a enjoint les autorités polonaises compétentes de "s'abstenir de faire obstacle à la prise de fonctions et à l'exercice des fonctions judiciaires par les juges nommés par le Sejm en mars 2026".

Crise autour du Tribunal constitutionnel en Pologne

Le conflit s'est intensifié vendredi. Sur le site internet du Tribunal est alors apparue une information indiquant que le président du Tribunal, Bogdan Święczkowski, et le vice-président Bartłomiej Sochański avaient suspendu l'exercice de leurs fonctions. Les travaux de l'institution doivent être dirigés par la juge Anna Korwin-Piotrowska, en tant que magistrate ayant la plus longue ancienneté.

Cette situation a poussé le président Karol Nawrocki à agir. Il a interrompu son voyage au Sénégal et, dans la nuit de vendredi à samedi, s'est rendu au siège du Tribunal. À sa sortie du bâtiment, il a convoqué des consultations urgentes avec des représentants des forces parlementaires, en justifiant cette décision par une violation de l'ordre constitutionnel.

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