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Moonshot 2026 : un appel à lever les freins au commerce intra-africain {Business Africa}

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Par Afolake Oyinloye
Publié le •Mis à jour
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À Moonshot 2026, les experts appellent à lever les freins au commerce intra-africain. Face au retrait de la Silicon Valley, les start-up africaines prennent le relais numérique.

Le commerce intra-africain représente moins de 17 % des échanges commerciaux du continent, contre plus de 60 % en Europe. Malgré la promesse d’un marché de 3 400 milliards de dollars portée par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les obstacles réglementaires, la fragmentation des systèmes financiers et le coût élevé des paiements transfrontaliers continuent de freiner les entreprises. À l’occasion de Moonshot 2026, à Lagos, des experts ont appelé à des réformes urgentes pour concrétiser l’ambition d’un marché africain unifié.

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Invité de Business Africa, Adetola Onayemi, président de Norebase, a souligné le décalage entre les accords commerciaux et leur mise en œuvre effective, pointant les obstacles persistants aux frontières, dans les ports et au sein des banques. Il plaide pour des solutions technologiques, notamment l’harmonisation des documents commerciaux et l’interconnexion des systèmes de paiement numérique, afin de faciliter l’accès aux marchés et de réduire les coûts de transaction. Il appelle enfin les entreprises à exploiter activement les possibilités offertes par la ZLECAf pour identifier les blocages et inciter les gouvernements à y remédier. L’enjeu : accroître les revenus, développer les échanges et faire reculer la pauvreté.

Secteur technologique africain : de l’argent facile à une croissance durable

L’écosystème technologique africain entre dans une nouvelle phase. Alors que les financements abondants se raréfient et que les investisseurs internationaux réévaluent leur exposition au continent, les start-up doivent désormais démontrer leur rentabilité, leur discipline financière et la viabilité de leurs modèles économiques. Ce ralentissement marque-t-il la fin de l’essor de la tech africaine ou le début d’un écosystème plus mature ? Cette évolution pourrait annoncer un passage de la croissance rapide à tout prix à la construction d'entreprises plus solides et créatrices de valeur sur le long terme.

Gouvernance en Afrique : un défi croissant pour la croissance économique

Le dernier rapport de la Fondation Mo Ibrahim révèle que près de la moitié de la population africaine vit dans des pays où la gouvernance s’est dégradée au cours de la dernière décennie. Ces conclusions soulèvent des inquiétudes quant à la performance des institutions, à la stabilité politique et à la confiance des investisseurs. Une gouvernance défaillante peut fragiliser l’environnement des affaires et ralentir le développement économique. Le renforcement des institutions, la transparence et la responsabilisation des pouvoirs publics apparaissent donc essentiels pour garantir une croissance durable sur le continent.

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