A la frontière gréco-turque, une surveillance haute technologie des migrants

Par euronews Grèce
Un véhicule blindé grec équipé du fameux canon sonore ultra-puissant   -   Tous droits réservés  euronews

Frontières, attention. Alors qu'à la faveur du ralentissement de la pandémie, les frontières entre pays européens se font à nouveau faciles à franchir, certains veulent envoyer un message clair aux migrants : "Vous n'êtes pas les bienvenus".

Tout au long des 200 km qui séparent la Grèce de la Turquie, des nouveaux systèmes de surveillance et de dissuasion ont été testés, dont un canon à son extrêmement puissant.

Dimosthenis Kamargios, grade-frontière : "Nous sommes prêts. Nous avons une image très claire de toute la zone avec nos nouveaux systèmes, et nous sommes prêts à diriger nos forces en conséquence sur les zones où une entrée massive de migrants pourrait être tentée. Avec de nouveaux systèmes comme le canon sonore et les véhicules blindés, nous pouvons empêcher cette entrée".

L'UE a investi 3 milliards d'euros dans les technologies de sécurité après la crise des réfugiés il y cinq ans, lorsque plus d'un million de personnes - dont beaucoup ont fui les guerres en Syrie, en Irak et en Afghanistan - étaient arrivées en Grèce et d'autres pays de l'UE.

Mais certains eurodépués, comme l'Allemand Patrick Breyer, du Parti Pirate, se posent des questions éthiques sur ce système : "Ce que nous voyons aux frontières, et dans le traitement des étrangers en général, c'est qu'il s'agit souvent d'un terrain de test pour des technologies qui sont ensuite utilisées aussi sur des Européens".

Le long de la rivière Evros, un mur d'acier et de nombreuses tours d'observation, équipées de vision longue distance et infra rouge, ont été installés. Les Grecs, face à face avec la Turquie, ont voulu parer à tout.

Athanasios Pemousis, de la municipalité de Poros : "Nous avons un voisin toujours agressif." Il n'y a jamais de position de compromis de leur côté. Seulement une position agressive. Nous sommes toujours sur la défensive, nous devons faire quelque chose pour nous défendre."

Malgré une situation souvent tendue et des heurts, comme à Evros en mars 2020, le nombre de migrants entrés en Grèce a chuté de près de 80% en un an.

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