Soros : le Brexit peut renforcer l'UE

Soros : le Brexit peut renforcer l'UE
Par Anne Glémarec avec REUTERS, APTN
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Le financier américain s'exprimait ce jeudi devant le parlement européen. Il ne pense plus que le Brexit conduira à la désintégration de l'UE.

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Il avait prédit la désintégration de l’Union européenne en cas de Brexit. Le financier américain George Soros s’est rétracté ce jeudi devant le parlement européen. Pour lui, aujourd’hui, le Brexit est une chance pour l’Europe.

Une chance pour l’Europe

La victoire du Brexit a été un grand choc pour moi et, j’imagine, pour la plupart des personnes dans cet hémicycle. Vendredi dernier, la désintégration de l’Union européenne semblait pratiquement inévitable. Mais alors que l’incrédulité initiale se dissipait, quelque chose d’inattendu s’est produit et la tragédie ne semble plus être un fait accompli,“ a-t-il déclaré.

Et de citer la marche arrière toute de plusieurs leaders pro-Brexit, ainsi que la pétition spontanée signée par 4 millions de Britanniques pour la tenue d’un nouveau référendum.

Remarks by georgesoros</a> this morning in the <a href="https://twitter.com/hashtag/EP?src=hash">#EP</a> on <a href="https://twitter.com/hashtag/Brexit?src=hash">#Brexit</a> and <a href="https://twitter.com/hashtag/refugeecrisis?src=hash">#refugeecrisis</a> <a href="https://t.co/z1uNhINgp4">https://t.co/z1uNhINgp4</a> <a href="https://twitter.com/JeanArthuis">JeanArthuis#EUBudget

— BUDG Committee Press (@EP_Budgets) 30 juin 2016

Selon lui, “le référendum a permis aux Britanniques de prendre conscience de ce qu’ils vont perdre en quittant l’Union européenne. Si ce sentiment gagne le reste de l’Europe, ce qui semble conduire à une désintégration inévitable de l’Union, pourrait au contraire se transformer en un élan positif en faveur d’une Europe meilleure et plus forte.

Une crise comparable à celle de 2008

George Soros estime toutefois que le choc du Brexit a déclenché une crise financière d’une sévérité comparable à celle de 2008,qui met à l‘épreuve le système bancaire européen. Celui qui a fait fortune en 1992 en pariant contre la livre sterling a d’ailleurs spéculé à la baisse sur le cours de la Deutsche Bank, la plus vulnérable des banques européennes sur le long terme selon lui.

Soros had Deutsche Bank 'short' bet at time of Brexit fallout https://t.co/rwDHWOqksc

— Reuters Business (@ReutersBiz) 28 juin 2016

Il a par ailleurs qualifié de fausse bonne idée les politiques d’austérité, conseillant à l’UE de bénéficier de son triple A pour emprunter davantage sur les marchés et tout en relevant certaines taxes.

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