Budget italien : et maintenant ?

Budget italien : et maintenant ?
Par Euronews
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Bruxelles a rejeté mardi le projet de budget 2019 de la coalition populiste au pouvoir en Italie, fustigeant "une déviation claire, nette, assumée" aux règles européennes. Rome dispose désormais de trois semaines pour présenter un budget révisé.

PUBLICITÉ

Le gouvernement italien va devoir revoir sa copie. Comme prévu, Bruxelles a rejeté son projet de budget pour 2019. Résultat : Rome a désormais 3 semaines pour rectifier le tir.

La Commission européenne exige de l'Italie qu'elle modère ses dépenses et réduise son déficit public. Mais c'est surtout sa dette publique qui représente 131% du PIB qui inquiète Bruxelles : c'est le ratio le plus élevé de la zone euro après la Grèce.

Une fois reçu par Bruxelles, le nouveau texte sera analysé et la Commission rendra un nouvel avis avant le 30 novembre.

L'Italie pourrait aussi entre temps mettre de l'eau dans son vin sous la pression des marchés.

"C'est un moment fort et grave mais ce n'est pas la fin du dialogue, c'est une autre phase pour que nous soyons capables de réduire la dette publique de l'Italie dans l'intérêt du peuple italien" souligne Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques.

Si l'Italie refuse d'opérer des modifications, elle s'expose à des sanctions financières. Bruxelles pourrait ouvrir une "procédure pour déficit excessif". L'UE n'a jusqu'ici jamais puni dans ce cadre, mais l'intransigence du gouvernement populiste italien pourrait aboutir à un premier clash entre l'exécutif européen et un mauvais élève.

Mais à quelques mois des Européennes, et alors que les partis populistes et eurosceptiques ont le vent en poupe dans de nombreux pays, la Commission pourrait plutôt chercher à calmer le jeu.

avec AFP

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Polémique italienne

Tajani : il faut éviter la "bataille entre Bruxelles et Rome"

La Suisse et l'Islande ont les salaires les plus élevés de l'UE et de l'EEE