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Le PIB de l'UE chute de 11,4% au deuxième trimestre : quels sont les pays les plus touchés ?

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Par euronews avec AFP
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Les pays fortement dépendants du tourisme, comme l'Espagne, la Croatie, la Grèce et le Portugal, mais aussi la Hongrie et la France, ont été les plus touchés.

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**A quel point les économies européennes continuent-elles d'être malmenées par la crise du Covid-19 ? Les derniers chiffres de l'Union européenne sont peu rassurants. Selon Eurostat, le produit intérieur brut de l'UE a baissé de 11,4 % au cours du deuxième trimestre, comparé au précédent. **

C'est la plus forte baisse depuis que ces statistiques sont réalisées, soit depuis 1995. A titre de comparaison, au cours du premier trimestre 2020, le PIB de l'UE avait diminué de 3,3% seulement.

Les stars du secteur du tourisme comme l'Espagne, la Croatie, la Grèce et le Portugal ainsi que la Hongrie et la France ont été les plus touchés, si l'on compare leurs résultats par rapport au trimestre précédent. Le Royaume-Uni, qui a quitté l'UE, a vu son PIB se contracter de plus d'un cinquième.

"Même le choc de 2008-2009, qui a été la dernière grande crise, est faible comparé à ce que nous observons. Nous n'avions jamais rien vu de tel avant la guerre", souligne Shahin Vallée, chercheur à la London School of Economics.

L'emploi touché, surtout en Espagne, en Irlande et en Hongrie

La pandémie de Covid-19 a également eu un impact majeur sur le chômage. Le nombre de personnes ayant un emploi dans l'UE a diminué de 2,7 % au deuxième trimestre, par rapport au précédent. L'Espagne, l'Irlande et la Hongrie enregistrent les plus fortes baisses. La France se situe légèrement en-dessous de la moyenne de l'UE. Seule Malte, miraculée, connaît une hausse.

"Les données actuelles sont encore plus effrayantes en ce qui concerne le chômage, plus que les chiffres du PIB en tant que tels. Perdre son emploi est un événement très difficile qui peut laisser des traces tout au long de la vie, je pense donc que le chômage est la première des préoccupations", analyse Gaetano Gaballo, professeur à HEC Paris.

Le recul du nombre de personnes ayant un emploi dans l'Union européenne est là aussi plus important que lors de la crise de 2008-2009. Les gouvernements déploient des dispositifs pour tenter d'atténuer les effets de la crise et de la montée du chômage, mais ils sont temporaires, ce qui laisse planer le doute sur une sortie de crise à plus long terme.

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