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Microsoft va pouvoir finaliser le rachat de l'éditeur de "Call of Duty"

Le logo de Microsoft et une scène de "Call of Duty - Modern Warfare" d'Activision sont montrés sur cette photo, à New York, le 21 juin 2023.
Le logo de Microsoft et une scène de "Call of Duty - Modern Warfare" d'Activision sont montrés sur cette photo, à New York, le 21 juin 2023. Tous droits réservés Richard Drew/AP
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Par AP
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Cet article a été initialement publié en anglais

Cette acquisition fera de Microsoft le troisième acteur mondial du jeu vidéo en termes de chiffre d'affaires derrière Tencent et Sony, passant ainsi devant Apple.

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Le rachat par Microsoft du fabricant de jeux vidéo, Activision Blizzard, a reçu vendredi l'approbation finale de l'autorité britannique de surveillance de la concurrence, revenant ainsi sur sa décision antérieure de bloquer l'opération de 69 milliards de dollars (65 milliards d'euros),  levant ainsi le dernier obstacle à l'une des plus grandes transactions technologiques de l'histoire.

La bénédiction de l'Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) était attendue depuis qu'elle avait donné son accord préliminaire, le mois dernier, à une proposition remaniée de Microsoft destinée à répondre aux inquiétudes, selon lesquelles l'opération nuirait à la concurrence et aux joueurs.

C'est le signe d'une victoire certaine dans la quête du fabricant de la Xbox pour acquérir Activision, le fabricant de la célèbre franchise de jeux, Call of Duty.

Les entreprises avaient accepté de repousser au 18 octobre la date limite initialement fixée à la mi-juillet, afin de surmonter les objections de l'autorité de régulation britannique. L'approbation permet également à Microsoft d'éviter de payer à Activision une pénalité de 4,5 milliards de dollars si l'opération n'est pas conclue.

"Le nouvel accord empêchera Microsoft de bloquer la concurrence dans le domaine des cloud games au moment où ce marché décolle, préservant ainsi des prix et des services compétitifs pour les clients britanniques de ce type de jeux", affirme l'autorité de surveillance dans un communiqué vendredi.

Le président de Microsoft, Brad Smith, a déclaré que l'entreprise était reconnaissante pour "l'examen approfondi et cette décision finale".

"Nous avons maintenant franchi le dernier obstacle réglementaire pour conclure cette acquisition qui, nous en sommes convaincus, profitera aux joueurs et à l'industrie du jeu dans le monde entier", indique-t-il. 

Le PDG d'Activision, Bobby Kotick, s'est également félicité de la nouvelle : "nous sommes impatients de faire partie de l'équipe Xbox", assure-t-il. 

Mission accomplie ?

Depuis l'annonce de l'accord en janvier 2022, Microsoft a obtenu l'approbation des autorités antitrust de plus de 40 pays. L'Union européenne a donné son feu vert en acceptant de permettre aux utilisateurs et aux plateformes de cloud gaming de diffuser ses titres en continu sans payer de droits d'auteur, pendant 10 ans.

L'accord s'est toutefois heurté à la résistance des autorités de régulation britanniques et américaines, qui craignaient qu'il n'étouffe la concurrence dans le secteur des jeux vidéos. Le grand rival Sony craignait également que l'accord ne limite l'accès des joueurs de PlayStation à Call of Duty, la longue série de jeux de tir militaires d'Activision.

La Federal Trade Commission (FTC) des États-Unis a perdu le procès qu'elle a intenté pour tenter de suspendre l'accord afin que son juge interne puisse l'examiner. La FTC n'a pas renoncé, elle a fait appel de la décision et a annoncé le mois dernier son intention de reprendre le procès. Cela montre que le régulateur américain a l'intention de dénouer l'accord, même après sa conclusion.

Dans l'intervalle, le régulateur britannique était le dernier obstacle majeur à la réalisation de la transaction. L'approbation de la CMA est intervenue après que Microsoft a actualisé son offre en août.

Dans le cadre de l'accord restructuré, Microsoft cédera au studio de jeux français, Ubisoft Entertainment, les droits de diffusion sur le cloud en dehors de l'UE et de trois autres pays européens pour tous les jeux actuels et nouveaux d'Activision qui sortiront au cours des 15 prochaines années.

Les autorités de régulation britanniques avaient initialement bloqué la transaction en avril, craignant que Microsoft ne retienne les titres d'Activision sur le marché émergent du "cloud gaming", où les joueurs peuvent éviter d'acheter des consoles coûteuses et télécharger des jeux sur leurs tablettes ou leurs téléphones.

Puis, dans une démarche sans précédent, l'autorité de surveillance britannique a retardé sa décision finale, déclarant qu'elle devait réexaminer la question et convenant avec Microsoft de mettre en suspens la procédure d'appel.

L'un des facteurs a été l'approbation de l'UE, accordée après que Microsoft ait promis d'octroyer automatiquement des licences libres de droits pour les titres d'Activision sur les plateformes de cloud gaming. Un autre "changement important de circonstances" que l'autorité de surveillance a déclaré devoir prendre en considération, selon des documents judiciaires, est un accord que Microsoft a signé avec Sony pour que Call of Duty soit disponible sur PlayStation pendant au moins dix ans.

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