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Bapco invoque la force majeure après une attaque iranienne contre l’unique raffinerie de Bahreïn

Photo d'archives - Vue générale aérienne du Bahrain Financial Harbour, le 29 mars 2021.
ARCHIVES - Vue aérienne générale du Bahrain Financial Harbour, le 29 mars 2021. Tous droits réservés  AP Photo/Kamran Jebreili
Tous droits réservés AP Photo/Kamran Jebreili
Par Una Hajdari
Publié le Mis à jour
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Bapco Energies a déclaré lundi un cas de force majeure après qu’une frappe a incendié le site d’Al-Ma'ameer. L'entreprise rejoint ainsi le Qatar et le Koweït en suspendant les livraisons alors que l’Iran intensifie ses attaques contre les infrastructures énergétiques du Golfe.

La compagnie énergétique publique de Bahreïn a déclaré un cas de force majeure sur ses livraisons de pétrole lundi, après qu'une attaque iranienne a mis le feu à sa seule raffinerie.

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L'émirat de Bahreïn est le dernier État du Golfe en date à invoquer cette clause à mesure que l'Iran élargit sa campagne contre les infrastructures énergétiques régionales.

Une frappe visant l'immense complexe pétrolier d'Al-Ma'ameer, à Bahreïn, a provoqué un incendie sur le site et des dégâts matériels importants, a rapporté l'agence de presse bahreïnie BNA, mais aucune victime n'a été signalée alors que les opérations de lutte contre le feu se poursuivaient.

Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montraient une épaisse fumée s'élevant de la zone industrielle où se trouve la raffinerie.

Le réseau énergétique ciblé

Dans son avis de force majeure, Bapco Energies a indiqué que "les activités du groupe ont été affectées par le conflit régional en cours au Moyen-Orient et la récente attaque contre son complexe de raffinage".

La force majeure est une clause juridique qui libère les parties de leur responsabilité lorsque l'inexécution de leurs obligations contractuelles résulte d'événements indépendants de leur volonté.

L'entreprise a précisé qu'elle restait en mesure de satisfaire la demande intérieure.

La raffinerie, vieille de 90 ans, avait été signalée endommagée pour la première fois la semaine dernière.

Bapco avait récemment modernisé l'usine et porté sa capacité jusqu'à 380 000 barils par jour, en modernisant des unités capables de produire davantage de kérosène et de diesel.

Bahreïn n'est pas le premier État du Golfe à franchir ce pas.

QatarEnergy a fait une déclaration similaire mercredi dernier, après que deux de ses installations de gaz naturel liquéfié ont été frappées, entraînant une pause de la production et ravivant la volatilité sur les marchés mondiaux de l'énergie.

Le ministre qatarien de l'Énergie avait averti que tous les exportateurs du Golfe seraient contraints de lui emboîter le pas sous quelques jours. Le Koweït a lui aussi déclaré un cas de force majeure sur ses ventes de pétrole après avoir réduit la production de ses champs et raffineries.

Le prix du pétrole s'envole

Ce choc énergétique intervient alors que l'Iran a également pris pour cible une zone résidentielle à Bahreïn, faisant 32 blessés, dont des enfants, et qu'une autre attaque de drone iranien a endommagé l'une des usines de dessalement du royaume, suscitant l'inquiétude dans une région qui dépend de ces usines pour son approvisionnement en eau.

Jamais un pays arabe n'avait encore signalé d'attaque iranienne contre une installation de dessalement depuis le début du conflit il y a dix jours.

Bahreïn est un archipel de 33 îles naturelles qui s'étend sur environ 760 kilomètres carrés, soit une superficie comparable à celle du Grand Londres, et compte quelque 1,6 million d'habitants, ce qui en fait le troisième plus petit pays d'Asie.

C'est l'un des pays les plus densément peuplés de la planète et l'un des plus petits producteurs de pétrole du Golfe, mais d'une importance stratégique majeure.

Le Brent a bondi lundi au-dessus de 114 $ le baril, soit environ 60 % de plus qu'au moment des premières frappes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, le 28 février.

Le président Donald Trump a tenté de minimiser cette flambée, écrivant sur les réseaux sociaux que les prix du pétrole à court terme "baisseront rapidement lorsque la destruction de la menace nucléaire iranienne sera terminée".

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