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Volkswagen : le bénéfice recule, nouvelles coupes dans les coûts

ARCHIVES - Logo du constructeur automobile allemand Volkswagen à l’usine transparente de Volkswagen à Dresde, Allemagne, le 14 mai 2025.
Photo d'archives – Le logo du constructeur automobile allemand Volkswagen à l'usine transparente de Dresde, en Allemagne, le 14 mai 2025. Tous droits réservés  AP Photo/Matthias Schrader, File
Tous droits réservés AP Photo/Matthias Schrader, File
Par Doloresz Katanich avec AFP
Publié le
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Volkswagen alerte : son avenir est menacé après une forte chute de ses bénéfices et annonce des coupes supplémentaires, sur fond de demande atone en Chine, de concurrence et de droits de douane en hausse.

Volkswagen a averti jeudi que son avenir était menacé sans nouvelles réductions de coûts, après une chute des bénéfices plus forte que prévu dans un contexte où les tensions géopolitiques, les droits de douane et une concurrence intense créent autant de vents contraires.

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De janvier à mars, le bénéfice net du groupe a reculé de 28 % pour s’établir à 1,56 milliard d’euros, et le chiffre d’affaires a diminué de 2 % à 75,7 milliards d’euros, des résultats plus mauvais que ne l’anticipaient les analystes.

« Les réductions de coûts prévues jusqu’à présent ne suffisent pas », a déclaré le directeur financier de VW, Arno Antlitz. « Nous devons changer fondamentalement notre modèle économique et obtenir des améliorations structurelles et durables, dans tous les domaines et à tous les niveaux. Si nous n’y parvenons pas, nous mettrons notre avenir en danger. »

Antlitz a indiqué qu’un programme d’économies à plusieurs niveaux pourrait inclure une baisse des coûts de production des véhicules sans sacrifier la qualité, une réduction significative des frais généraux et « une augmentation de l’efficacité de nos usines ainsi qu’une accélération du développement technologique et de la prise de décision ».

Le constructeur prévoit déjà de supprimer 50 000 emplois dans l’ensemble de ses marques en Allemagne d’ici à 2030.

VW, dont les 10 marques vont d’Audi à SEAT et Škoda, devra ajuster ses capacités et « travailler à optimiser encore les coûts sur nos sites de production », a-t-il poursuivi.

Les constructeurs automobiles chinois ne se contentent plus de rivaliser sur leur marché intérieur, mais gagnent aussi des parts de marché en Europe, a-t-il mis en garde.

Des acteurs comme BYD se sont imposés comme de redoutables concurrents de Volkswagen en Chine, traditionnellement une source clé de profits pour le constructeur allemand, en particulier dans le segment des véhicules électriques.

Les ventes ralentissent en Chine

Antlitz a également indiqué que les droits de douane du président américain Donald Trump, introduits il y a un an, alourdissaient les coûts du groupe d’environ 4 milliards d’euros par an.

Volkswagen a vendu 2 millions de véhicules au premier trimestre, soit une baisse de près de 7 % sur un an. La croissance en Amérique du Sud (+3 %), en Europe occidentale (+1 %) et en Europe centrale et orientale (+7 %) a partiellement compensé les reculs en Chine (-20 %) et en Amérique du Nord (-9 %).

Le groupe prévoit une progression de ses ventes globales comprise entre 0 % et 3 % en 2026 et une marge opérationnelle comprise entre 4 % et 5,5 %.

Les éventuelles répercussions de la guerre au Moyen-Orient ne sont pas intégrées dans ces prévisions, faute de pouvoir être évaluées de manière fiable, a précisé Volkswagen.

Les difficultés de Volkswagen, l’une des entreprises les plus emblématiques d’Allemagne, reflètent un malaise plus large dans la première économie européenne, notamment parmi ses industriels traditionnels.

Les bénéfices annuels de l’entreprise sont tombés en 2025 à leur plus bas niveau depuis près de dix ans.

Jeudi, le directeur général Oliver Blume a estimé que VW devait aligner sa stratégie sur un monde nouveau « en pleine transformation fondamentale ».

« Les guerres, les tensions géopolitiques, les barrières commerciales, un encadrement réglementaire plus strict et une concurrence intense créent des vents contraires », a-t-il déclaré.

Le cours de l’action était en légère hausse dans la matinée en Europe, après la publication du rapport.

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