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Énergie des ménages en Europe : quelles capitales sont les plus touchées après la guerre en Iran ?

Manomètre d’un gazoduc principal en provenance de Russie, dans le village de Boyarka, près de la capitale Kiev, en Ukraine, le mardi 12 février 2008.
Manomètre de pression de gaz d’un grand gazoduc en provenance de Russie, dans le village de Boyarka près de la capitale Kiev, en Ukraine, le mardi 12 février 2008. Tous droits réservés  Copyright 2008 AP. All rights reserved.
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Par Servet Yanatma
Publié le
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Capitales de l’UE : le gaz pour les ménages augmente, l’électricité baisse en moyenne, sur fond de tensions au Moyen-Orient.

Les prix des carburants ont bondi après la récente crise au Moyen-Orient. Les prix à la pompe de l’essence et du diesel ont fortement augmenté en moyenne dans plusieurs pays européens.

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En revanche, ce n’est pas le cas des tarifs de l’électricité pour les ménages, tandis que les prix du gaz naturel n’ont enregistré que des hausses modérées par rapport aux carburants.

« Les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient constituent fondamentalement un choc d’approvisionnement en carburants. Par conséquent, l’impact direct sur l’offre de gaz en Europe, et donc sur les prix de détail du gaz, est plus marqué que sur les marchés de l’électricité », explique à Euronews Business Ioannis Korras**,** analyste principal des marchés de l’énergie chez VaasaETT.

Alors, comment les prix de l’énergie pour les ménages ont-ils évolué après l’attaque conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran fin février et les ripostes de Téhéran ? Quels pays ont enregistré les plus fortes hausses des tarifs d’électricité et de gaz pour les ménages dans les capitales européennes ?

Selon l’indice des prix de l’énergie pour les ménages (HEPI), établi par Energie-Control Austria, MEKH et VaasaETT, les prix finaux de l’électricité résidentielle ont reculé en moyenne de 3,1 % dans les capitales de l’UE entre le 2 février 2026 et le 1er avril 2026.

Le prix moyen est passé de 26,13 c€/kWh à 25,31 c€/kWh sur cette période.

La capitale estonienne, Tallinn, a enregistré la plus forte baisse, avec 19 %, suivie de Copenhague (15,9 %), Stockholm (15,2 %) et Ljubljana (15 %).

Helsinki (11,9 %), Riga (11,6 %) et Madrid (10,9 %) ont également affiché des reculs de plus de 10 %.

Korras souligne que le printemps constitue généralement une période de transition, marquée par une production renouvelable en hausse et une demande relativement modérée, après la saison de chauffage hivernale et avant les pics de demande liés à la climatisation estivale.

« Cette dynamique saisonnière permet à des marchés comme les pays nordiques et la péninsule Ibérique de bénéficier de baisses de prix, ce qui illustre une certaine décorrélation par rapport aux pressions sur les prix liées aux carburants », ajoute-t-il.

Dans certains pays comme l’Espagne, le Royaume-Uni et Chypre, des interventions publiques ont également atténué l’impact pour les ménages via des mesures fiscales, notamment des baisses de taxes sur l’énergie ou de TVA.

Rome a enregistré la plus forte hausse, à 7,9 %. L’augmentation a également dépassé 3 % à Dublin (5,7 %), Lisbonne (5,4 %) et Athènes (3,3 %).

Dans plusieurs capitales européennes, les tarifs de l’électricité pour les ménages sont restés stables ou n’ont évolué qu’à la marge.

Korrasa souligné queles marchés où la part de la production électrique à partir de centrales à gaz est plus élevée, en particulier ceux où le gaz fixe fréquemment le prix marginal de l’électricité (comme l’Italie, l’Irlande ou la Grèce), ont tendance à connaître des hausses plus marquées des prix de gros de l’électricité, qui se répercutent ensuite sur les factures des consommateurs.

Évolution des prix du gaz

Les prix finaux du gaz pour les ménages ont augmenté de 6,8 % dans les capitales de l’UE sur cette période, passant de 10,67 c€/kWh à 11,40 c€/kWh.

À l’exception de quelques villes, les prix finaux du gaz pour les ménages ont fortement augmenté. Bruxelles (28,8 %), Berlin (28,6 %) et Athènes (21,3 %) ont enregistré des bonds de plus de 20 %.

La hausse a également dépassé 10 % à Vienne (16,9 %), Amsterdam (14,8 %) et Rome (10,9 %).

Les augmentations du prix du gaz ont aussi été notables à Bucarest (8,9 %), Riga (8,7 %), Londres (8,6 %), Paris (7,9 %) et Tallinn (7,2 %), toutes au-dessus de la moyenne de l’UE.

À l’inverse, Madrid a enregistré la plus forte baisse, de 7,9 %, devant Ljubljana (4 %) et Varsovie (3,5 %).

« La divergence observée en avril entre l’évolution des prix de l’électricité et celle du gaz met en lumière un “découplage structurel” marqué sur les marchés européens, lié aux différences de mix énergétique et au degré d’intervention des pouvoirs publics », explique Korras.

« Alors que les prix du gaz ont été principalement tirés par les contraintes d’approvisionnement mondiales et le risque géopolitique, les marchés de l’électricité ont aussi été influencés par les tendances locales de production et par les politiques mises en place. »

Qui paie le plus cher son énergie après la crise iranienne ?

Début avril, les tarifs de l’électricité pour les ménages varient fortement d’une capitale européenne à l’autre. Les foyers de Berne (39,1 c€), Bruxelles (39 c€), Dublin (38,5 c€), Berlin (38,4 c€), Prague (36,3 c€) et Londres (35,8 c€) paient le kilowattheure le plus cher en valeur nominale.

La moyenne des capitales de l’UE s’établit à 25,3 c€. Kyiv (8,5 c€), Budapest (9,6 c€), Podgorica (11,3 c€) et Belgrade (11,6 c€) affichent les tarifs d’électricité résidentielle les plus bas.

À Paris, il est de 27,2 c€, contre 21,9 c€ à Madrid.

Les écarts de prix du gaz sont eux aussi frappants, en valeur nominale, entre les capitales. Ils vont de 1,6 c€ à Kyiv à 35,8 c€ à Stockholm, alors que la moyenne de l’UE est de 11,4 c€.

Amsterdam (20,3 c€), Berne (15,7 c€), Vienne (15,1 c€), Rome (14,9 c€) et Lisbonne (14,1 c€) suivent la capitale suédoise en tête du classement.

Après Kyiv, Budapest (2,7 c€), Belgrade (4,6 c€) et Zagreb (4,6 c€) proposent le gaz le moins cher pour les habitants.

Outre Rome, Paris (13,8 c€) et Berlin (13,2 c€) se situent au-dessus de la moyenne de l’UE, tandis que Londres (8,7 c€) et Madrid (8,6 c€) restent en dessous.

La part des taxes et des coûts de distribution dans la facture varie fortement d’un pays à l’autre, et les gouvernements peuvent l’ajuster en fonction du contexte.

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