Un peu avant sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron, Péter Magyar a souligné devant la presse que Paris constituait la quatrième étape de ses déplacements officiels en Europe, après la Pologne, l’Autriche et l’Allemagne.
Le gouvernement Tisza va éradiquer la corruption, ce qui sera bénéfique non seulement pour les Hongrois, mais aussi pour les investisseurs français, qui pourront ainsi faire des affaires en Hongrie dans un climat beaucoup plus sûr et transparent, a notamment assuré le Premier ministre Péter Magyar au président français lors de sa visite à Paris.
« Les entreprises françaises emploient 45 000 de nos compatriotes, et nos compatriotes hongrois, nos entreprises hongroises, sont prêts à renforcer à nouveau les liens avec la France », a déclaré Péter Magyar, selon qui les véritables négociations sur le budget pluriannuel de l’Union européenne vont commencer dans les prochains jours, la France et la Hongrie ayant de très nombreux intérêts communs.
Il a rappelé qu’avec les membres du groupe de Visegrad, ils entendent insuffler une nouvelle vie à la coopération régionale ; le 23 juin, par exemple, il accueillera les Premiers ministres des trois autres pays d’Europe centrale.
« Nous serions très heureux que les pays du V4 puissent travailler de concert avec la France, parfois avec l’Allemagne, tenir des réunions conjointes de gouvernement et fixer ensemble des objectifs », a-t-il indiqué.
Emmanuel Macron a lui aussi plaidé pour la relance de la coopération stratégique dans les domaines de la défense, de l’industrie nucléaire et de l’agriculture. Le président français a déclaré qu’avec l’élection du nouveau gouvernement, une nouvelle ère s’était ouverte et qu’il espérait que la Hongrie redeviendrait un partenaire constructif au sein de l’UE, par exemple pour ce qui est du soutien à l’Ukraine.
Le président français a estimé que l’arrivée au pouvoir de Péter Magyar est la preuve éclatante de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne. Il a salué l’accord de principe annoncé la semaine dernière par la Commission européenne sur le déblocage d’une grande partie des fonds européens jusque-là gelés, ainsi que la décision du gouvernement hongrois de rejoindre le Parquet européen.
« Ce sont des décisions qui servent les intérêts de la Hongrie et de l’UE », a-t-il déclaré.
Péter Magyar a invité le chef de l’État français aux commémorations du 70e anniversaire de la révolution de 1956. Le Premier ministre doit également s’entretenir à Paris avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale.