Cannes 2023 : rencontre avec la réalisatrice du film "Les Filles d'Olfa" en lice pour la Palme d'or

Kaouther Ben Hania, réalisatrice tunisienne
Kaouther Ben Hania, réalisatrice tunisienne Tous droits réservés Vianney Le Caer/2023 Invision
Tous droits réservés Vianney Le Caer/2023 Invision
Par Frédéric Ponsard
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Le film "Les Filles d'Olfa" de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, en lice pour la Palme d'or, a fait sensation lors de cette première semaine à Cannes.

PUBLICITÉ

La course à la Palme d'or 2023 compte des nouvelles et nouveaux venu.e.s comme Kaouther Ben Hania, jeune réalisatrice tunisienne qui a fait sensation lors de la première semaine du Festival de Cannes avec son film "Les Filles d'Olfa" (The Party Film Sales), en anglais, Four Daughters.

Déjà présente au Festival, mais dans les sections parallèles, la compétition est forcément impressionnante.

"J'étais folle de joie quand on m'a annoncé la sélection en compétition officielle, et quand j'ai appris le nom des autres réalisateurs, Ken Loach, Wes Anderson, Wim Wenders" réagit-elle au micro d'Euronews.

"C'est juste fou ce qu'il m'arrive et je suis très contente d'être là" poursuit-elle.

Son film mêle fiction et réalité à travers un fait divers survenu après la révolution du jasmin qui a fait tomber le président tunisien Ben Ali en 2011. Kaouther Ben Hania y raconte le destin d'Olfa, une mère qui a vu deux de ses filles rejoindre l'Etat islamique.

"La petite histoire est liée à la grande histoire de la Tunisie" explique la réalisatrice, qui se dit fascinée par l'influence qu'a eu cette révolution sur les vies de ces femmes, au point que la protagoniste, Olfa veuille mener sa propre révolution, "divorcer de son mari, partir, vivre sa liberté" souligne Kaouther Ben Hania.

Le film se fait littéralement sous nos yeux, enchaînant les témoignages réels, et des scènes reconstituées mêlant Olfa et ses deux filles cadettes avec des actrices professionnelles, donnant lieu à un recueil d'une parole unique rendu possible par une équipe de tournage composée en très grande majorité de femmes.

"Je voulais choisir une équipe très féminine parce que je savais que j'allais emporter tout le monde dans une confession intime" explique la réalisatrice. Il y avait dans ce tournage "quelque chose de très thérapeutique, très introspectif et très féminin sur Olfa, ses filles et les comédiennes".

"C'était important d'avoir un Safe Space où tout le monde était dans l'empathie, pas dans le jugement" dit-elle.

Même les hommes qui étaient sur le plateau, je les voulais "women friendly" conclut Kaouther Ben Hania.

21 films sont en compétition. La Palme d'or sera remise le samedi 27 mai.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Une pluie de stars sur le tapis rouge pour l'ouverture du 76ème Festival de Cannes

"The Tortured Poets Department", le nouvel album de Taylor Swift : verdict d'Euronews Culture

Une photo poignante de Gaza remporte le prix de la photo de presse mondiale 2024