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"Plus de 90% des espèces de micro-organismes présents dans les océans restent à étudier"

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Par Denis Loctier
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Comment utiliser les micro-organismes marins pour améliorer notre santé sans dégrader celle des océans eux-mêmes ? Au Portugal, notre journaliste Denis Loctier a interrogé pour notre magazine Ocean, le professeur Vítor Vasconcelos, directeur du Centre interdisciplinaire de la recherche marine et environnementale (CIIMAR) de l'Université de Porto.

"Les océans peuvent représenter l'une des solutions pour améliorer notre santé parce que tout d'abord, nous devons comprendre qu'ils nous fournissent la moitié de l'oxygène que nous avons sur notre planète," indique Vítor Vasconcelos.

"Des molécules intéressantes pour traiter le cancer, la malaria..."

"Dans le même temps, ils renferment de nombreux organismes qui peuvent être explorés et exploités pour apporter de nouvelles solutions en termes de thérapie," estime-t-il.

"On peut imaginer par exemple, utiliser des cyanobactéries ou des microalgues, des organismes qui sont présents dans les océans depuis plus de trois milliards et demi d'années," poursuit-il. "Donc ils ont résisté à des environnements différents ; de ce fait, ils ont développé des mécanismes pour avoir des molécules qui peuvent aujourd'hui être utilisées pour traiter le cancer, la malaria, réduire l'obésité ou s'attaquer à d'autres maladies que nous connaissons sur notre planète," assure-t-il.

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Une équipe du CIIMAR effectue des prélèvements en quête de cyanobactérieseuronews

"Étudier les micro-organismes de manière durable"

"Les océans sont non seulement immenses, mais ils sont aussi sous-exploités," fait remarquer le directeur du CIIMAR. "Je dirais que nous passons probablement plus de temps à étudier l'espace que les océans eux-mêmes," constate-t-il.

"Donc ce qu'il faut faire aujourd'hui, c'est agir de manière durable : nous avons exploité les océans de façon intensive avec la pêche," explique-t-il. "Mais aujourd'hui, par exemple en étudiant les micro-organismes, nous pouvons le faire de manière durable : nous pouvons les isoler et les cultiver en laboratoire avec des méthodes qui peuvent favoriser la production de ces molécules," affirme-t-il.

"Et d'ailleurs, je pense qu'il y a plus de 90% des espèces de micro-organismes qui n'ont pas encore été étudiées et c'est ce que nous faisons," insiste-t-il.

Journaliste • Denis Loctier