Brexit : la Commission présente son plan en cas de "no-deal"

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Par Sandor ZsirosLoreline Merelle
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Ce mercredi, la Commission européenne a présenté ses mesures en cas de rejet de l'accord conclu entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Principaux secteurs touchés : les transports et l'aviation.

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"Soyez prêt" : ce mot d'ordre des Scouts britanniques résonne auxoreilles des Européens avec le Brexit. L'Union européenne a publié ses mesures en cas de départ du Royaume-Uni sans accord. Elle prévoit de nouveaux contrôles à la frontière avec pour conséquence des retards de livraisons et le blocage des camions de marchandises britanniques..

**La circulation des transporteurs routiers **

"Si vous conduisez un camion et que vous êtes un conducteur français et que vous vous rendez habituellement au Royaume-Uni, ce n'est pas clair si les normes de sécurité vont s'appliquer ou non" explique Alessio Terzi, analyste pour le Think Tank Bruegel. "L'Union européenne s'efforce d'apporter des éclaircissements à ce sujet".

Elle va autoriser les avions britanniques à voler pendant un an avec des restrictions.

La nécessaire réciprocité

'S'il n'y a pas de règles réciproques dans le domaine de l'aviation, les avions ne seront pas autorisés à voler vers le Royaume-Uni et à partir de celui-ci " estime l'expert. "Et encore une fois, l'Union va reconnaître pendant une courte période qu'il existe une sorte d'équivalence dans les règles de sécurité et permettre aux avions de continuer à voler".

Sur le plan financier, le passeport pour les services financiers britanniques expirera avec le Brexit. Les frais bancaires liés aux cartes de crédit et de débit devraient augmenter. Le bloc européen reconnaît cependant les chambres de compensation britanniques pour les produits financiers dérivés pendant un an. Mais ces mesures contingentes ne s'appliqueront pas sur le territoire britannique de Gibraltar qui a un secteur financier important. 

**Mieux vaut un accord **

Quant aux citoyens bitanniques, ils seront autorisés à rester et à travailler dans l'Union à partir du 29 mars. Bien sûr, les institutions européennes espèrent que le Royaume-Uni fasse de même. Mais ceux qui veulent voyager à l'étranger avec leurs animaux ne pourront plus le faire. 

Le plan de l'Union reste d'éviter ce scénario catastrophe comme l'a affirmé le commissaire européen, Valdis Dombrovskis en conférence de presse. "En termes de bouleversement de l'économie, de bouleversement pour les citoyens, notre ordre de préférence est claire" a déclaré le commissaire, en rappelant les fondamentaux : "rester c'est mieux que partir, avoir un accord, c'est mieux que de ne pas en avoir".

À 100 jours du Brexit, la perspective d'un no-deal prend corps, alors que certains continuent de prêcher pour un nouveau référendum.

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