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Un accord migratoire toujours décrié

Camps de réfugiés de Moria, sur l'île de Lesbos
Camps de réfugiés de Moria, sur l'île de Lesbos Tous droits réservés REUTERS/Elias Marcou
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Par Efi Koutsokosta
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Le 18 mars 2016 l’UE et la Turquie signaient un pacte migratoire pour réduire les arrivées de migrants en Europe.

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Trois ans après la conclusion d'un accord migratoire entre l'Union européenne et la Turquie, les ONG continuent de fustiger ce texte. L'International Rescue Committee (IRC) a signé avec d'autres organisations une lettre ouverte aux dirigeants européens pour souligner que 20 000 personnes avaient été bloquées dans des camps en Europe dans des conditions insalubres. Pour la responsable du bureau à Bruxelles, le problème de la surpopulation reste le principal défi. "L'été dernier, lors du pic de surpopulation, il y avait 9 000 réfugiés à Moria, sur l'île de Lesbos, ce centre est pourtant fait pour accueillir 3 000 réfugiés. Résultat il y avait des problèmes d'hygiène, des problèmes d'eau et des poussées de violence", insiste Imogen Sudbery. Malgré ces difficultés l'IRC voit tout de même quelques raisons d'espérer. "Nous voyons des coalitions de bonne volonté entre des Etats membres qui soutiennent le principe du partage des responsabilités, qui savent que la situation ne peut pas se maintenir et qui mettent en place des solutions", explique Imogen Sudbery.

Mais une nouvelle polémique se prépare. Le ministre hongrois des Affaires étrangères assure avoir obtenu un document du service juridique de la Commission européenne qui prévoit de rendre obligatoire dans l'UE le pacte migratoire des Nations Unies.

Journaliste • Grégoire Lory

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