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"Cordon sanitaire" au Parlement européen face à l'extrême droite

"Cordon sanitaire" au Parlement européen face à l'extrême droite
Tous droits réservés  REUTERS/Remo Casilli
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Par Euronews avec AFP
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Les principaux groupes politiques du Parlement européen ont empêché cette semaine l'extrême droite d'y obtenir des postes d'influence, en la privant des présidences de commissions parlementaires qu'elle revendiquait au sein de l'assemblée européenne.

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Les principaux groupes politiques du Parlement européen ont empêché mercredi l'extrême droite d'y obtenir des postes d'influence, en la privant des présidences de commissions parlementaires qu'elle revendiquait au sein de l'assemblée européenne.

Le groupe Identité et Démocratie (ID), où siègent les eurodéputés du Rassemblement national (RN) et de la Ligue italienne, souhaitait notamment obtenir la tête de la commission chargée de l'Agriculture et de celle chargée des affaires juridiques.

Mais le PPE (droite), les sociaux-démocrates, les libéraux de Renew Europe et les Verts ont dressé un "cordon sanitaire" pour faire barrage aux candidats du groupe ID.

"C'est une honte" pour le député européen Tom Vandendriessche (Vlaams Belang) membre du groupe ID et "un manque de respect pour la démocratie et surtout pour le Parlement en tant qu'institution. Les règles parlementaires établissent clairement que chaque opinion doit être représentée. Notre groupe devrait également être représenté dans les commissions, et il vient d'être négligé par la règle de la majorité, par le vote majoritaire et donc 21 millions de voix du groupe Identité et démocratie ne sont pas représentées"

L'extrême droite n'est pas la seule à avoir été ciblée

Le groupe Renew Europe a également décidé de bloquer toutes les nominations provenant des partis polonais Droit et justice, et du Fidesz hongrois.

Les Verts et les socialistes qui ont rejoint cette initiative ont voté contre l'ancienne Première ministre polonaise Beata Szydlo qui visait la présidence de la commission Emploi. Également bloqués : les indépendantistes catalans qui voulaient prendre la tête de la commission Libertés civiles, justice et affaires intérieures.

"Tous les groupes membres de la commission Libertés civiles ont défendu le principe que si nous prenons au sérieux le travail sur l'Etat de droit au sein de cette commission, nous ne pouvions pas élire quelqu'un qui représente un parti qui détruit l'Etat de droit", justifie Anna Donáth, députée européenne (Renew Europe).

Malgré ces blocages, Tamas Deutch (Fidesz) a été élu vice-président de la commission Contrôle budgétaire qui enquête sur l'utilisation abusive des fonds européens.

L'intérêt des commissions

Les commissions parlementaires jouent un rôle clé dans le travail du Parlement européen. Elles sont notamment en première ligne dans les négociations de textes législatifs avec la Commission et les Etats membres, en amont des votes en plénière.

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