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La Commission européenne réfléchit au salaire minimum dans l’UE

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Par Maria Psara
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La Commission européenne entame les discussions avec les partenaires sociaux.

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C'est le ancement des consultations pour des salaires minimum en Europe. La Commission européenne souhaite instaurer ce principe auprès de tous les Etats membres. Elle ne veut cependant pas définir le montant de ce revenu dans chaque pays. L'objectif est de lutter contre la fuite des cerveaux de l'Est vers l'Ouest de l'UE. L’eurodéputée hongroise Klara Dobrev observe depuis plusieurs années ce phénomène avec inquiétude . Elle évoque "_une pénurie de travailleurs qui menace tout simplement la croissance _". Pour cette social-démocrate "un accord au niveau européen sur un salaire minimum pourrait mettre fin à cette compétition négative".

Six Etats membres ne disposent pas d'un salaire minimum (Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie et Suède). Dans le reste de l'UE les montants varient fortement, il peut passer de 286 euros en Bulgarie à près de 2 000 euros au Luxembourg. Les pays scandinaves sont particulièrement réservés à propos de ce projet. Le député européen suédois Johan Danielsson soutient l’idée d’améliorer les salaires. Mais il "pourrait porter atteinte à notre modèle où les partenaires sociaux négocient les salaires sans l'intervention de l'Etat", souligne le social-démocrate.

La confédération européenne des syndicats (CES) applaudit l’idée de la Commission. "Nous avons observé depuis une décennie des politiques d'austérité, mettre en place une initiative de l'Union européenne pour améliorer le revenu des travailleurs européens c'est très important", insiste le secrétaire général Luca Visentini. La proposition de la Commission devrait être présentée en septembre. Ce sera alors le début d’une longue négociation.

Journaliste • Grégoire Lory

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