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Qui sont les "Frugal Four", partisans de la sobriété budgétaire dans l'UE ?

Qui sont les "Frugal Four", partisans de la sobriété budgétaire dans l'UE ?
Tous droits réservés Michael Probst - The Associated Press
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Par Stefan Grobe
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L’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède défendent un budget modéré pour l’UE.

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Ils sont surnommés en anglais les "Frugal Four", les quatre sobres ou les quatre austères. L'Autriche, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark sont aussi les plus grands contributeurs nets par habitant. Dans le débat sur le budget à long terme de l'Union, ils défendent une enveloppe stable à 1% du Revenu national brut européen. Mais le Brexit place les Etats membres à la croisée des chemins. La sortie du Royaume-Uni laisse un trou dans le budget commun. Soit les 27 payent pour compenser la perte de la part britannique, soit il faut réduire les dépenses.

Ce groupe de quatre, hostile à l’idée de distribuer davantage l'argent de leurs contribuables, préfère serrer les cordons de la bourse. Ils réclament aussi le maintien du rabais dont ils bénéficient en tant que principaux contributeurs nets. "Le rabais est une précondition absolue pour l'Autriche. Ce rabais doit compenser l'écart entre notre contribution financière élevée et le faible retour. L'Autriche est devenue le troisième plus grand contributeur net", insiste la ministre autrichienne en charge des Affaires européennes, Karoline Edtstadler.

Berlin en conciliateur

Ce groupe de quatre s'appuie sur un allié traditionnel, l'Allemagne, première puissance économique de l'UE. Mais cette année Berlin adopte une posture plus flexible que ses partenaires adeptes de la sobriété. La chancelière allemande se dit prête à aller au-delà du chiffre de 1% à condition que le cadre financier européen se concentre sur les nouvelles politiques comme l'économie numérique ou le changement climatique. "Soit nous voulons un budget orienté vers l'avenir soit nous voulons un budget qui poursuivent les politiques que nous avons toujours menées jusqu'à maintenant", résume l’eurodéputé allemand Niclas Herbst.

L'une des questions est de savoir jusqu'à quel point l'Allemagne est prête à payer pour le numérique et l'environnement. Cette inconnue fait partie des cartes à la disposition de la chancelière allemande. Les arguments d'Angela Merkel semblent avoir un écho auprès de ce groupe de quatre. L'Autriche envisage de faire preuve de flexibilité.

Journaliste • Grégoire Lory

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