Face à la crise ukrainienne, quelle est la stratégie européenne ?

Vue générale du Parlement européen à Strasbourg - archive du 14 décembre 2021
Vue générale du Parlement européen à Strasbourg - archive du 14 décembre 2021 Tous droits réservés Jean-Francois Badias, AP
Par Yolaine De Kerchove Dexaerde
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Comment l'Europe va-t-elle réagir en cas d'intervention militaire russe en Ukraine? Les positions des différents partis européens divergent.

PUBLICITÉ

L'Union européenne a été claire et nette sur la défense de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Mais le débat au Parlement européen ce mercredi montrera que le diable se cache dans les détails.

Pour le groupe socialiste, le dialogue est le seul moyen de désamorcer la crise avec la Russie.

"Nous devons comprendre qu'il existe différentes sensibilités qui sont liées au territoire, au pays, à la situation ainsi qu'à la façon dont ces sanctions économiques affectent certains secteurs" a déclaré Iratxe Garcia, leader du groupe socialiste au Parlement européen.

"Mais dans tous les cas,il est évident que s'il y a finalement une intervention militaire de la Russie, il sera nécessaire d'appliquer des sanctions et dans ce sens, il y a un accord majoritaire dans ce Parlement" a-t-elle ajouté**.**

Les voix les plus critiques émanent de l'extrême droite, mais aussi de la gauche, qui souhaitent que l'Union européenne reste neutre.

Pour Manon Aubry, leader du groupe La Gauche, "d'un côté Vladimir Poutine fait des provocations en envoyant des troupes à la frontière, de l'autre l'OTAN et les Etats-Unis font des provocations en voulant étendre l'OTAN à la frontière russe".

"Notre position poursuit-elle, et également parce que je suis français et que je suis très attachée à la tradition du général de Gaulle, est le non-alignement. Nous ne devrions pas choisir entre le côté russe ou celui de l'OTAN".

D'autres souhaitent une Union européenne plus ferme dans ses avertissements à la Russie.

"Nous devons lui dire (Poutine) que s'il envahit l'Ukraine, il aura une guérilla que nous aiderons pendant dix ans si nécessaire. Ensuite, nous prendrons son argent personnel caché par ses violoncelliste et par ses oligarques dans les paradis fiscaux des banques occidentales", estime Radoslaw Sikorski, eurodéputé polonais du Parti populaire européen.

Dans ce contexte, le Parlement européen vient d'approuver un nouveau programme d'aide de l'UE d'1,2 milliard d'euros pour l'Ukraine, car les craintes d'une invasion russe potentielle nuisent à son économie.

Journaliste • Ana LAZARO

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Ukraine : l'évacuation de civils est une manœuvre "cynique" de Moscou, selon Washington

Vladimir "Poutine n'a pas besoin de paix, il veut restaurer l'empire russe"

Manfred Weber (PPE) : "Freiner l'immigration irrégulière pour éviter la montée de l'extrême droite"