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L’Union européenne ne veut plus dépendre des énergies russes

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Par Pedro Sacadura  & Euronews
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Rencontre à Bruxelles entre le Premier ministre italien et la présidente de la Commission européenne
Rencontre à Bruxelles entre le Premier ministre italien et la présidente de la Commission européenne   -   Tous droits réservés  AP

Pour l'Union européenne il est temps de mettre un terme définitif à sa dépendance au gaz russe. Alors que la guerre se poursuit en Ukraine, les 27 se retrouvent dans une impasse énergétique. Les appels à diversifier les fournisseurs et à réduire l'usage des énergies fossiles se multiplient.

Mais passer de la parole aux actes n'est pas facile. L'Italie veut en tout cas aller dans ce sens. "Diversification, réorganisation, compensation, il faut protéger les citoyens et les entreprises. L’Italie travaille pour réduire le plus rapidement possible sa dépendance au gaz russe ", explique le Premier ministre italien, Mario Draghi, qui rencontrait lundi à Bruxelles la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

L’institution doit dévoiler mardi son plan pour diminuer le recours aux énergies fossiles venues de Russie. Cette stratégie compte s'appuyer sur :

  • de nouveaux fournisseurs

  • une accélération de la transition climatique

  • l'obligation de stocks de gaz à travers les Etats membres.

Mais dans l'immédiat l'un des enjeux est de soutenir les consommateurs et les entreprises face à la hausse des prix. "A court terme, nos citoyens et nos entreprises seront fortement touchés et ils sont déjà fortement touchés par cette situation. Il faut ce souvenir que cela fait longtemps que les prix de l'énergie augmentent, depuis plusieurs mois", explique Simone Tagliapietra, chercheur à l’institut Bruegel.

Il estime nécessaire la mise en place d’un " nouvel instrument européen car les pays seront touchés différemment".

La Russie fournit près de 40% du gaz consommé dans l'UE. Les institutions européennes et nationales mais aussi des entreprises comme Euler Hermes essayent d'évaluer le coût de cette bataille de l'énergie. Selon la compagnie d'assurance la facture pourrait progresser cette année de 30%.