UE : Les premiers taxis volants seront proposés au grand public dès 2024

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Par Christopher Pitchers  & Yolaine de Kerchove (traduction)
Le modèle allemand de taxi aérien "Cityairbus" est de retour au sol après un vol d'essai à Manching, en Allemagne, mercredi 28 juillet.
Le modèle allemand de taxi aérien "Cityairbus" est de retour au sol après un vol d'essai à Manching, en Allemagne, mercredi 28 juillet.   -   Tous droits réservés  dpa/Peter Kneffel/AP

C'est peut-être le taxi du futur... pas un futur lointain, mais un futur très proche. En 2024 pour être précis, les fabricants de drones ou de taxis aériens vont commencer à proposer leurs produits au grand public.

Mais avec un tel saut technologique si tôt, la question que beaucoup de gens se posent est la suivante : "Sont-ils sans danger ?"

Patrick Ky, le directeur exécutif de l'Agence de la sécurité aérienne de l'Union européenne (AESA), répond par l'affirmative.

"Mon travail consiste à m'assurer que les seuls véhicules qui peuvent voler sont sûrs. Donc, si vous voyez quelque chose voler, alors c'est sécuritaire parce que nous l'aurions certifié. Quand nous disons certifié, cela signifie que nous vérifions qu'il a le même niveau de sécurité qu'un avion commercial, en fait. Donc, oui, s'il vole en 2024, c'est parce qu'il est sûr. Sinon, il ne volera pas".

Ce taxi aérien sans pilote exposé lors d'une expo à Bruxelles a pour objectif d'être en service d'ici les Jeux olympiques de Paris 2024, en transportant des personnes à travers la ville en un peu plus d'un an et demi.

Les 18 rotors du Volocity, entièrement électriques, ne produisent aucune émission et sont quatre fois moins bruyants qu'un hélicoptère classique. Le Volocity est capable d'effectuer des trajets d'environ 20 kilomètres.

Cet élément écologique s'inscrit parfaitement dans la stratégie de la Commission européenne en matière de drones, qui cherche à intégrer les taxis aériens dans l'initiative de l'UE en faveur de villes "intelligentes, vertes et numériques".

Cette stratégie vise à développer davantage le marché européen des drones et les opérations commerciales à grande échelle pour une utilisation à bien d'autres fins.

"L'un de nos projets, SAFIR-Med, montre déjà à quel point il est important de livrer du matériel médical, des échantillons de sang, des organes, peu importe, d'un hôpital à un laboratoire ou à un autre hôpital. C'est plus sûr, c'est plus rapide et c'est plus durable.", expliqueAndreas Boschen, directeur exécutif de l'entreprise commune SESAR

Une étude menée à l'échelle européenne montre que l'acceptation des livraisons médicales par drones dépasse largement les 50 %, mais n'est pas encore tout à fait au rendez-vous pour les taxis et les services à la personne.

La question suivante est celle de l'accessibilité financière. Pour l'instant, la plupart des gens n'ont pas les moyens de s'offrir un taxi aérien, mais Bruxelles et les fabricants espèrent que cela changera dans un avenir proche.

Une étude commandée par l'Union européenne estime que le secteur des drones pourrait représenter 14,5 milliards d'euros d'ici 2030 et créer plus de 145 000 nouveaux emplois dans les États membres.

Video editor • Vassilis Glynos