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UE : Viktor Orbán annonce la création d'une "Alliance patriotique" au Parlement européen

Le premier ministre hongrois Viktor Orban joue souvent les trouble-fêtes dans les instances européennes.
Le premier ministre hongrois Viktor Orban joue souvent les trouble-fêtes dans les instances européennes. Tous droits réservés Geert Vanden Wijngaert/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
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Par euronews
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Alors qu'il s'apprête à présider dès lundi la présidence tournante du Conseil de l'UE, le Premier ministre hongroisViktor Orbán a annoncé ce dimanche le lancement d'une nouvelle alliance en vue de créer un nouveau groupe politique au Parlement européen.

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Le ton est donné. Alors que la Hongrie s'apprête à présider dès ce 1er juillet le Conseil de l'UE pour les six prochains mois, le Premier ministre Viktor Orbán a profité ce dimanche d'un déplacement à Vienne, en Autriche, pour lancer une "Alliance patriotique" qui pourrait se traduire par la création d'un nouveau groupe politique au Parlement européen.

Le dirigeant a signé un manifeste entre son parti, le Fidesz, le parti populiste d'extrême droite FPÖ autrichien (Freiheitliche Partei Österreichs) et avec le parti ANO de l'ancien Premier ministre populiste tchèque Andrej Babiš. D'autres signatures seraient attendues.

Le dirigeant populiste hongrois a déclaré à cette occasion qu'une "nouvelle ère commence", promettant que cette faction, si elle voit le jour, "changera la politique européenne"."Cette nouvelle force politique" (...) "sera bientôt la plus grande formation de droite au Parlement européen" a ajouté Viktor Orbán,* qui a également affirmé qu'ils combattraient l'establishment bruxellois accusée de ne pas avoir "compris les souhaits des électeurs. (...) Cette alliance entend lutter contre la guerre, la migration, l’inflation et le pacte vert européen".

ANO et le FPÖ, qui ont obtenu le plus de voix lors des élections européennes en République tchèque en Autriche, espéraient obtenir davantage de pouvoir au sein de leurs groupes parlementaires respectifs, Renew et Identité et Démocratie - qui comprend le RN français, l'AfD allemande et la Ligue italienne.

En début d’année, le Hongrois, qui se trouve parmi les non-inscrits depuis qu’il a quitté le Parti populaire européen en 2021, avait refusé de rejoindre ce groupe et, après avoir espéré en vain une proposition formelle de la part des Conservateurs et réformistes (ECR), groupe qui compte, entre autres, le Vox espagnol, Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni et le PiS polonais, il a finalement décidé de former sa propre alliance. Le 29 mai dernier, il disait pourtant désirer une alliance entre l'ID et l'ECR et déclarait au journal Le Point : "l'avenir de la droite en Europe repose entre les mains de deux femmes : Giorgia Meloni et Marine Le Pen".

Reste à savoir si cet élan sera suivi d'effet concret pour parvenir à bâtir un nouveau groupe parlementaire. Car pour que cette alliance conservatrice soit reconnue comme un groupe au Parlement européen, quatre autres pays devront lui apporter leur soutien.

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