Les sanctions proposées incluraient le gel des avoirs de nouvelles personnes impliquées dans la récente répression, qui aurait fait des centaines de morts depuis le début des manifestations il y a près de deux semaines en Iran.
Les ambassadeurs de l'UE vont examiner une proposition néerlandaise pour un nouveau paquet de sanctions contre l'Iran suite à la répression des manifestants dans le pays, ont déclaré deux diplomates à Euronews.
Les sanctions proposées relèveraient du régime de sanctions de l'UE contre l'Iran en matière de droits de l'homme et viendraient s'ajouter à un large éventail d'interdictions de voyager et de gels d'avoirs déjà en place.
"Elles incluront le gel des avoirs de nouvelles personnes", a déclaré l'un des diplomates, ajoutant que la question serait discutée dès la fin de la journée, lorsque les 27 ambassadeurs du Comité politique et de sécurité se réuniront à Bruxelles.
Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l'UE, a déjà indiqué que l'Union était prête à réclamer de nouvelles sanctions contre l'Iran à la suite de la répression qui aurait fait des centaines de morts depuis le début des manifestations, il y a près de deux semaines.
Le bilan des manifestations ne cesse de s'alourdir. L'agence de presse Human Rights Activists News Agency, basée aux États-Unis, qui s'est montrée précise lors des précédents troubles de ces dernières années, a établi le dernier bilan à 2 003 morts mardi.
L'agence a précisé que 1 847 des morts étaient des manifestants et 135 des personnes affiliées au gouvernement.
Ce bilan dépasse celui de toutes les manifestations et de tous les troubles qui ont eu lieu en Iran depuis des décennies et rappelle le chaos qui a entouré la révolution islamique de 1979.
L'adoption de nouvelles sanctions européennes constituerait une suite concrète à la vague de critiques adressées au régime iranien par les dirigeants occidentaux.
Le président français Emmanuel Macron a dénoncé ce qu'il a appelé la "violence d'État" dirigée contre les manifestants iraniens, tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que l'utilisation par l'Iran d'une "violence disproportionnée et brutale" était "un signe de faiblesse".
Les nouvelles mesures s'ajouteraient à un vaste régime de sanctions déjà imposé à l'Iran, qui comprend principalement des interdictions de voyager et des gels d'avoirs en réponse à de graves violations des droits de l'homme, à des activités de prolifération nucléaire et à un soutien militaire à la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine.
L'UE a sanctionné plus de 230 Iraniens, dont le ministre de l'intérieur du pays, Ahmad Vahidi, des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique et plus de 40 autres entités.
Cependant, l'approche de l'UE face à la crise actuelle contraste fortement avec les menaces militaires américaines.
Le président américain Donald Trump a récemment déclaré qu'il les "frapperait très fort" si les dirigeants iraniens tuaient des manifestants. Bien qu'aucune décision n'ait apparemment été prise, les médias américains affirment que le président américain est informé des nouvelles options de frappes militaires dans le pays.