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Vie privée en ligne : comment les Européens se protègent-ils quand ils surfent sur le web ?

De nouvelles données montrent que les citoyens de l'UE prennent davantage de précautions avec leurs données personnelles en ligne, alors que l'Europe tente de reprendre sa souveraineté numérique aux Big Tech américaines.
De nouvelles données montrent que les citoyens de l'UE prennent davantage de précautions avec leurs données personnelles en ligne, alors que l'Europe tente de reprendre sa souveraineté numérique aux Big Tech américaines. Tous droits réservés  Euronews
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Par Inês Trindade Pereira & video by Maud Zaba
Publié le
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Les internautes de l'UE prennent davantage de mesures pour protéger leurs données personnelles en ligne. Alors que de nouvelles données montrent une résistance croissante au traçage en ligne, jusqu'où l'UE est-elle prête à aller pour récupérer sa souveraineté numérique ?

Les internautes de l'Union européenne prennent suffisamment de mesures pour protéger leurs données personnelles en ligne ? De nouvelles données montrent que les citoyens de l'UE prennent davantage de précautions avec leurs données personnelles en ligne, alors que l'Europe tente de reprendre sa souveraineté numérique aux géants du secteur états-uniens.

En 2025, la majorité des internautes de l'Union européenne (58,8 %) ont choisi de ne pas autoriser l'utilisation de leurs données personnelles à des fins publicitaires, tandis que 56,2 % d'entre eux ont restreint ou refusé l'accès à leur localisation géographique, selon les dernières données d'Eurostat.

La limitation de l'accès aux profils de médias sociaux ou au stockage en ligne partagé est également devenue plus courante : 46 % des internautes ayant pris une telle mesure. Un chiffre en augmentation de cinq points par rapport à 2023.

En outre, 39 % des personnes ont vérifié que le site web sur lequel elles fournissaient leurs données personnelles était sécurisé, et 37,6 % ont lu les déclarations de politique de confidentialité avant de les partager.

Le pourcentage le plus élevé d'internautes ayant pris des mesures pour protéger leurs données a été enregistré en Finlande (92,6 %), suivie des Pays-Bas (91,2 %) et de la Tchéquie (90,3 %). En revanche, les internautes les moins regardants sur ce sujet sont les Roumains (56 %), les Slovènes (57,4 %) et les Bulgares (62 %).

Menaces sur les données personnelles

Dans certains cas, des organisations et des régulateurs européens ont poursuivi des entreprises en justice pour utilisation abusive présumée des informations personnelles des citoyens.

En janvier 2026, l'autorité autrichienne de protection des données a déposé une plainte contre Microsoft pour avoir illégalement placé des cookies de suivi sur les appareils d'un enfant sans son consentement. La plainte, déposée par le groupe de défense des droits à la vie privée Noyb en juin 2024, visait le logiciel éducatif de Microsoft, Microsoft 365 Education, qui est utilisé par des millions d'élèves et d'enseignants dans les écoles européennes.

L'année dernière, neuf organisations de la société civile ont également déposé une plainte commune contre X, société d'Elon Musk, pour des infractions présumées à la loi sur les services numériques de l'UE. La plainte visait l'utilisation, par la plateforme, d'informations personnelles sensibles, telles que les opinions politiques, l'orientation sexuelle, les croyances religieuses et l'état de santé, à des fins de publicité ciblée.

Elle s'appuyait sur des recherches menées par AI Forensics, une organisation européenne à but non lucratif qui étudie les algorithmes influents, et qui a découvert, entre autres, que Dell Technologies avait ciblé sur X des utilisateurs s'intéressant à des médicaments spécifiques, à l'orientation sexuelle et à la foi.

Comment les gouvernements de l'UE réagissent-ils ?

L'UE et ses États membres semblent redoubler d'efforts pour lutter contre les violations de ses règles numériques et gagner en indépendance numérique.

En décembre dernier, l'Union européenne a infligé, à X, une amende de 120 millions d'euros, sa toute première sanction au titre de la DSA (le règlement européen sur les services numériques), pour avoir enfreint les obligations de transparence et les règles en matière de publicité.

L'UE s'efforce également d'accroître sa souveraineté numérique face aux grandes entreprises technologiques américaines, car Amazon Web Services, Microsoft et Google contrôlent actuellement près de 70 % du marché européen de l'informatique dématérialisée.

Dans le cadre de l'une des mesures, la Commission européenne devrait adopter la nouvelle loi sur le développement du cloud et de l'IA. Elle vise à au moins tripler la capacité des centres de données de l'UE dans les cinq à sept prochaines années.

Entre-temps, au niveau national, la France a annoncé qu'elle remplacerait les plateformes américaines Microsoft Teams et Zoom par sa propre plateforme de vidéoconférence développée au niveau national. La plateforme Visio devrait être utilisée dans tous les ministères d'ici à 2027.

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