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Municipales 2026 : un premier tour particulièrement serré dans les grandes villes

Une femme vote lors du premier tour des élections municipales à Henin-Beaumont, dans le nord de la France, le dimanche 15 mars 2026.
Une femme vote lors du premier tour des élections municipales à Henin-Beaumont, dans le nord de la France, le dimanche 15 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Sophia Khatsenkova
Publié le Mis à jour
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Dans les grandes villes comme Paris, Marseille et Lyon, les candidats aux municipales sont prêts à entamer des négociations en vue du second tour, après un premier tour marqué par un taux d'abstention relativement élevé et des résultats inattendus.

Près de 48,7 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dans quelque 35 000 villages, villes et arrondissements ce dimanche, pour le premier tour des élections municipales de 2026.

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Ce scrutin a été marqué par un taux d'abstention élevé. Les analystes évoquent plusieurs raisons possibles, notamment une méfiance croissante envers la politique et une lassitude plus générale des électeurs à l'égard de la démocratie.

Environ deux tiers des villages, villes et petites municipalités françaises ont élu leur maire au premier tour, souvent en raison de la présence d'un seul candidat ou d'une concurrence limitée.

La situation est en revanche beaucoup plus incertaine dans les grandes villes françaises, où le vote reste très compétitif.

À Paris, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a largement devancé sa concurrente conservatrice Rachida Dati. Deux autres candidats, Sophia Chikirou du parti de gauche dure La France Insoumise et le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel, sont également qualifiés pour le second tour.

La candidate d'extrême droite Sarah Knafo sera également de la partie, la représentante du parti "Reconquête !" ayant obtenu sa qualification sur le fil en décrochant 10,40 % des suffrages.

La course à la mairie est également particulièrement serrée à Marseille et à Lyon.

Des surprises dans plusieurs villes

Au Havre, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, considéré comme sous pression dans son fief local, a terminé la soirée avec une confortable avance sur ses rivaux, avec 43 % des voix.

À Lyon, on s'attendait à ce que le maire Vert sortant, Grégory Doucet, soit devancé par l'homme d'affaires conservateur Jean-Michel Aulas, mais l'édile est finalement sorti en tête avec un écart d'environ 1 200 voix.

Un autre élément clé à retenir du premier tour est la performance des partis d'extrême droite.

Le Rassemblement national (RN) a en effet consolidé sa présence au niveau local, plusieurs de ses maires ayant été réélus au premier tour. Le parti d'extrême droite est également en tête dans plusieurs villes du sud, telles que Nîmes et Toulon.

Dans le même temps, La France insoumise, qui n'avait auparavant qu'une représentation locale limitée, a enregistré des gains significatifs. Le parti a notamment obtenu de bons résultats dans les villes de Roubaix et de Lille, dans le nord du pays.

Le Parti socialiste, quant à lui, a enregistré de fortes performances dans plusieurs centres urbains, tandis que les Républicains conservateurs (LR) ont enregistré des succès similaires dans d'autres régions de France.

Plusieurs personnalités politiques nationales semblent également bien positionnées au niveau local. Éric Ciotti, chef du parti de droite UDR, allié à l'extrême droite, a par exemple terminé loin devant son rival Christian Estrosi à Nice.

Début des négociations pour le second tour

Alors que de nombreuses élections majeures restent indécises, l'attention se porte désormais sur les négociations en vue du second tour, qui aura lieu dimanche prochain.

Les partis politiques ont 48 heures pour négocier des alliances et soumettre leurs listes définitives de candidats aux autorités locales, la date limite étant fixée à mardi 18 heures.

Plusieurs leaders ont déjà fait connaître leur position, dont Jordan Bardella, leader du Rassemblement national, qui a appelé à la coopération avec ce qu'il a décrit comme des "listes de droite sincères" contre des candidats soutenus par la gauche.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a en revanche exclu toute alliance nationale entre le Parti socialiste et la France insoumise.

Cependant, Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a appelé à la création d'un "front antifasciste" pour toutes les élections que l'extrême droite a une chance de remporter.

De son côté, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, le parti du président Emmanuel Macron, a déclaré qu'il ne soutiendrait ni l'extrême droite ni la gauche radicale.

À Lyon, la candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi pourrait bien faire pencher la balance du second tour. Elle s'est d'ores et déjà déclarée prête à discuter avec le maire sortant Grégory Doucet en vue d'une éventuelle alliance.

Avec des alliances encore à négocier, le second tour de dimanche prochain pourrait remodeler de manière significative le paysage politique local de la France et offrir des signaux précoces quant à la direction politique que le pays pourrait prendre lors de l'élection présidentielle de l'année prochaine.

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