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La Belgique commémore les attentats de Bruxelles, dix ans après

Lors de la cérémonie de commémoration marquant le 10e anniversaire des attentats de Bruxelles de 2016, dans le quartier européen de Bruxelles, dimanche 22 mars 2026.
Lors de la cérémonie de commémoration marquant le 10e anniversaire des attentats de Bruxelles de 2016, dans le quartier européen de Bruxelles, dimanche 22 mars 2026. Tous droits réservés  Geert Vanden Wijngaert/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Geert Vanden Wijngaert/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Par Etienne Paponaud avec AFP
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La Belgique a commémoré dimanche le dixième anniversaire des attentats djihadistes perpétrés à Bruxelles en 2016. Le traumatisme a renforcé l'importance accordée au renseignement et à la lutte contre le terrorisme.

C'est le pire massacre perpétré en temps de paix de l'histoire de la Belgique. Le 22 mars 2016, les attentats de Bruxelles revendiqués par le groupe État islamique faisait 32 morts et plus de 300 blessés. Dix ans plus tard, c'est un pays encore marqué par ce traumatisme qui a commémoré ces attentats.

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"Notre pays n'oubliera jamais", a déclaré le roi Philippe devant des centaines de personnes rassemblées autour d'un monument dédié aux victimes. En compagnie de la reine Mathilde et du Premier ministre Bart De Wever, il a écouté les survivants raconter les scènes poignantes dont ils avaient été témoins ce matin-là.

Les cérémonies nationales de commémoration ont débuté dimanche matin à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, à 8 h, heure à laquelle les kamikazes ont frappé.

Les cérémonies se sont poursuivies une heure plus tard à la station de métro Maelbeek, également visée lors des attentats-suicides coordonnés qui ont secoué la capitale belge, avant de s'achever au monument dédié aux victimes.

Le roi Philippe de Belgique lors des commémorations des attentats de Bruxelles, dans le quartier européen de Bruxelles, dans quartier européen, le 22 mars 2026.
Le roi Philippe de Belgique lors des commémorations des attentats de Bruxelles, dans le quartier européen de Bruxelles, dans quartier européen, le 22 mars 2026. AP Photo/Geert Vanden Wijngaert
Un soldat salue après avoir déposé une gerbe lors des commémorations des attentats de Bruxelles de 2016, dimanche 22 mars 2026.
Un soldat salue après avoir déposé une gerbe lors des commémorations des attentats de Bruxelles de 2016, dimanche 22 mars 2026. (AP Photo/Geert Vanden Wijngaert)

Les attentats de Bruxelles étaient l’œuvre de la même cellule djihadiste qui avait frappé Paris quelques mois plus tôt, le 13 novembre 2015, tuant 130 personnes.

Après s'être repliés dans des repaires à Bruxelles, les djihadistes ont organisé une attaque à la hâte dans les jours qui ont suivi l'arrestation, le 18 mars, de Salah Abdeslam, le seul membre survivant du groupe responsable des attentats de Paris.

Le mardi 22 mars au matin, trois kamikazes ont fait exploser leurs charges, d'abord à Zaventem, puis dans la station de métro bondée située près du siège des institutions européennes.

La menace terroriste toujours présente en Belgique

Ces commémorations ont eu lieu alors que la guerre qui fait rage au Moyen-Orient a exacerbé les craintes des autorités quant à d'éventuelles nouvelles attaques.

Ce mois-ci, une explosion survenue avant l'aube a endommagé une synagogue dans la ville de Liège, dans l'est du pays, sans faire de blessés. De l'autre côté de la frontière, les Pays-Bas ont ensuite été frappés par deux incidents similaires visant la communauté juive.

En Belgique, le niveau de menace reste "grave", soit trois sur une échelle de quatre, à la suite d'une attaque perpétrée en octobre 2023 à Bruxelles, au cours de laquelle un tireur a abattu deux supporters de football suédois avant d'être tué par la police.

La Belgique a été critiquée pour ses défaillances en matière de sécurité à l'approche des attentats de 2016. Au lendemain des attentats, le gouvernement belge était sous le choc.

Deux ministres ont présenté leur démission après que la Turquie eut déclaré que la Belgique avait ignoré les avertissements d'Ankara, qui avait expulsé Ibrahim El Bakraoui, l'auteur de l'attentat à l'aéroport, en 2015 après son arrestation près de la frontière syrienne.

Renforcement des moyens de lutte contre les menaces terroristes

"Les responsables de notre sécurité ont le devoir de tirer les leçons du passé. Je prends ce devoir très au sérieux", a déclaré le Premier ministre De Wever sur X avant d’assister aux cérémonies.

Aujourd’hui, la justice, la police et les services de renseignement belges affirment avoir considérablement amélioré le partage d’informations.

Le nombre d’agents des services de sécurité de l’État est passé de 600 à 950 en une décennie, et une base de données commune sur les profils extrémistes a été créée.

Cette base de données, à laquelle tous les services de sécurité, y compris les polices communales travaillant avec le personnel de proximité, peuvent accéder et contribuer, est constamment mise à jour.

L'année dernière, elle contenait 555 noms "sous surveillance prioritaire", dont 86 % étaient signalés pour "extrémisme islamiste", selon l'OCAM.

Mais certaines victimes se plaignent que, même dix ans après les attentats, elles ne parviennent toujours pas à faire reconnaître leurs blessures physiques ou psychologiques, ce qui limite leur droit à une indemnisation.

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