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Cinq pays de l'UE appellent à taxer les profits exceptionnels des groupes énergétiques

 La compagnie d'énergie britannique BP a annoncé un bénéfice annuel record.
La compagnie d'énergie britannique BP a annoncé un bénéfice annuel record. Tous droits réservés  AP Photo / Kirsty Wigglesworth
Tous droits réservés AP Photo / Kirsty Wigglesworth
Par Marta Pacheco
Publié le
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L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et l’Autriche souhaitent rétablir une taxe utilisée pour la première fois lors de la crise énergétique de 2022, lorsque les entreprises ont réalisé d'énormes profits après la flambée des prix consécutive au début de la guerre en Ukraine.

Cinq pays européens demandent à la Commission européenne d'introduire une nouvelle taxe à l'échelle de l'UE sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques, estimant que la flambée des prix du pétrole liée aux tensions géopolitiques pèse injustement sur les citoyens.

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Les ministres des Finances de l’Allemagne, de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal et de l’Autriche appellent le commissaire au Climat Wopke Hoekstra à prendre des mesures rapides face à la pression économique causée par la hausse des coûts de l'énergie due au conflit au Moyen-Orient, selon un courrier daté du vendredi 3 avril, consulté par Euronews.

"Cela permettrait de financer une aide temporaire, en particulier pour les consommateurs, et de freiner la hausse de l'inflation, sans imposer de charges supplémentaires aux budgets publics", peut-on lire dans le courrier signée par les ministres Markus Marterbauer, Carlos Cuerpo, Giancarlo Giorgetti, Joaquim Miranda Sarmento et Lars Klingbeil.

Ce plaidoyer intervient alors que le baril de Brent a atteint 100 dollars, contre 70 dollars avant que les États-Unis et Israël ne lancent des attaques militaires contre l'Iran le 28 février. Avec la fermeture effective du détroit d'Ormuz, les marchés mondiaux du pétrole sont confrontés à une augmentation de la demande et à une pénurie soudaine de l'offre, ce qui menace encore davantage la volatilité des prix.

Les ministres préconisent de relancer et de stimuler un mécanisme similaire à la "contribution de solidarité" de l'UE de 2022, qui a taxé environ 28 milliards d'euros sur les bénéfices excédentaires des combustibles fossiles lors de la flambée des prix qui a suivi le début de la guerre en Ukraine, selon les chiffres révélés par la Commission.

Cette fois-ci, les ministres affirment que le système devrait être appliqué à l'ensemble de l'UE, reposer sur une base juridique plus solide et mieux cibler les grandes multinationales pétrolières, y compris les bénéfices réalisés à l'étranger.

Hans Stegemen, économiste en chef à la Triodos Bank, estime que les taxes sur les bénéfices exceptionnels sont "une évidence" lorsqu'une crise génère d'importants bénéfices exceptionnels pour les producteurs de combustibles fossiles au détriment direct des ménages et des économies importatrices.

"La politique fiscale a un rôle clair à jouer dans la redistribution de ces gains. Les taxes sur les bénéfices exceptionnels sont une évidence", dit Hans Stegemen.

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