Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Détroit d'Ormuz : prépositionnement du porte-avions "Charles-de-Gaulle", la France met la pression

Vue d'un avion à réaction sur le pont d'envol du Charles de Gaulle à Subic Bay, le 23 février 2025.
Vue d'un avion à réaction sur le pont d'envol du Charles de Gaulle à Subic Bay, le 23 février 2025. Tous droits réservés  Jim Gomez/AP
Tous droits réservés Jim Gomez/AP
Par Gavin Blackburn
Publié le
Partager Discussion
Partager Close Button

La France propose aux États-Unis et à l’Iran de "traiter la question d’Ormuz à part" du reste du conflit et des négociations, car "elle est d’intérêt commun".

Le ministère français des Armées a annoncé ce mercredi 6 mai que le porte-avions Charles-de-Gaulle et ses escorteurs franchissaient le canal de Suez, en route vers le sud de la mer Rouge.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

"Aller au sud de Suez est une nouveauté pour nous", a déclaré le colonel Guillaume Vernet, porte-parole du chef d'état-major des armées françaises.

"Géographiquement, c'est plus proche du détroit d'Ormuz et cela nous permettra donc de réagir plus rapidement, une fois les conditions réunies."

Le colonel souligne que la coalition mise en place par la France, le Royaume-Uni et plus de 50 pays, ne commencera pas à opérer tant que deux seuils n'auront pas été franchis : la menace qui pèse sur la navigation doit s'atténuer et l'industrie maritime doit être suffisamment rassurée pour utiliser le détroit. Et même dans ce cas, toute opération nécessitera l'accord des pays voisins.

"Aujourd'hui, le détroit d'Ormuz est bloqué à cause de la menace et les primes d'assurance sont très élevées. Pas un seul navire ne mettra en péril son voyage ou ne s'y rendra", a-t-il déclaré.

Le président français Emmanuel Macron s'adresse aux médias lors de sa visite du porte-avions français "Charles-de-Gaulle" à Chypre, le 9 mars 2026.
Le président français Emmanuel Macron s'adresse aux médias lors de sa visite du porte-avions français "Charles-de-Gaulle" à Chypre, le 9 mars 2026. AP Photo

L'Élysée a de son côté indiqué que la France proposait aux États-Unis et à l’Iran de "traiter la question d’Ormuz à part" du reste du conflit et des négociations, car "elle est d’intérêt commun".

"Nous pouvons offrir à l’Iran de passer à nouveau à travers le détroit d’Ormuz, nous pouvons permettre que ses tankers passent dans le détroit d’Ormuz à une condition, c’est que l’Iran accepte de s’engager dans la négociation sur le fond à laquelle les Américains l’invitent. Ce que nous disons aux Américains, c’est qu’ils doivent lever leur blocus d’Ormuz et empocher la disponibilité de l’Iran pour négocier sur les questions de fond", a dit la présidence française.

Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont accueilli plus de 50 pays lors d'un sommet à Paris le 16 avril et les planificateurs militaires de plus de 30 nations ont finalisé les détails opérationnels lors d'une conférence organisée au Royaume-Uni plus tard le même mois.

Des pétroliers sont à l'ancre au large du détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, le 2 mai 2026.
Pétroliers à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, le 2 mai 2026. AP Photo

L'Iran a fermé le détroit le 4 mars après que des frappes conjointes des États-Unis et d'Israël, lancées le 28 février, ont tué le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Selon les estimations du secteur, les primes d'assurance contre les risques de guerre ont depuis lors été multipliées par quatre ou cinq par rapport à leur niveau d'avant le conflit, et quelque 2 000 navires sont toujours bloqués dans le Golfe.

Le Charles-de-Gaulle a quitté la Baltique le 3 mars dans le cadre de ce que la France a qualifié de mobilisation "sans précédent", qui comprend également huit frégates et deux navires d'assaut amphibie de classe Mistral.

Le déplacement du porte-avions vers le sud met les moyens aériens français à portée du détroit sans entrer dans le Golfe, où l'US Navy bloque les ports iraniens depuis le 13 avril.

La France exploite également une base aérienne à Al Dhafra, dans les Émirats arabes unis, dans le cadre d'un pacte de défense conclu de longue date avec Abou Dhabi. Les chasseurs Rafale français stationnés dans cette base interceptent les drones et les missiles iraniens au-dessus des Émirats arabes unis depuis le début de la guerre.

Sources additionnelles • AP

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

Détroit d'Ormuz : Donald Trump annonce la suspension de l'opération "Project Freedom"

Crise du détroit d'Ormuz : des voix radicales en Iran menacent les bases militaires européennes

L'armée iranienne affirme avoir empêché des navires américains d'entrer dans le détroit d'Ormuz