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Von der Leyen ouvre la voie à une interdiction des réseaux sociaux pour les enfants dans toute l'UE

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors du sommet européen sur l'intelligence artificielle et les enfants, mai 2026.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors du sommet européen sur l'intelligence artificielle et les enfants, mai 2026. Tous droits réservés  European Commission/Christophe Licoppe
Tous droits réservés European Commission/Christophe Licoppe
Par Luca Bertuzzi
Publié le
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La Commission européenne présentera dès cet été un projet d'interdiction des médias sociaux pour les mineurs à l'échelle de l'Union européenne, alors que plusieurs États membres exercent une pression croissante pour renforcer la protection des enfants.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré mardi que l'UE pourrait proposer une interdiction des médias sociaux pour les enfants dès cet été, alors que les États membres font de plus en plus pression pour renforcer les protections en ligne pour les mineurs.

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La France, l'Espagne, la Grèce et le Danemark sont les premiers à réclamer des mesures visant à protéger les enfants de ce que les gouvernements décrivent comme des plates-formes en ligne addictives.

"Nous sommes témoins de la vitesse fulgurante à laquelle la technologie progresse et de la manière dont elle pénètre tous les recoins de l'enfance et de l'adolescence", a déclaré la cheffe de l'exécutif européen lors du sommet européen sur l'intelligence artificielle et les enfants, qui s'est tenu à Copenhague.

Plusieurs pays de l'UE ont déjà adopté des législations nationales, bien que Bruxelles ait été contrainte de maintenir une approche harmonisée au sein du marché unique de l'Union.

La Commission européenne a mis en place un groupe d'experts indépendants sur la sécurité des enfants en ligne, chargé d'évaluer les mesures envisageables pour lutter contre les problèmes de dépendance et d'anxiété sociale chez les mineurs.

"Sans préjuger des conclusions du groupe d'experts, je pense que nous devons envisager un délai pour les médias sociaux. En fonction des résultats, nous pourrions présenter une proposition juridique cet été", a précise Bruxelles.

Le calendrier proposé pourrait permettre à la Commission de devancer la nouvelle législation française qui devrait entrer en vigueur en septembre. Cette loi obligerait les plateformes telles qu'Instagram et TikTok à bloquer les utilisateurs de moins de 15 ans et à suspendre les comptes existants.

L'un des principaux défis pour l'UE a été de trouver une solution technique commune pour la vérification de l'âge. Les plateformes devraient utiliser le système pour s'assurer que seuls les utilisateurs ayant atteint un certain âge peuvent accéder à leurs services.

Ursula von der Leyen a déclaré que "les discussions sur un âge minimum pour les médias sociaux ne peuvent plus être ignorées", faisant référence à une application européenne de vérification de l'âge inspirée du système de certificat numérique COVID de l'Union européenne.

Alors que la Commission a officiellement recommandé l'application aux États membres, plusieurs gouvernements ont réagi avec prudence. Les experts en cybersécurité ont également fait part de leurs inquiétudes quant aux vulnérabilités techniques potentielles.

L'Union européenne n'est pas la seule à envisager des restrictions plus strictes concernant l'utilisation des médias sociaux par les enfants. L'Australie et l'Indonésie ont déjà introduit des mesures similaires.

Par ailleurs, Bruxelles a placé des plateformes telles qu'Instagram et Snapchat sous surveillance en vertu de la loi sur les services numériques (Digital Services Act), car elle craint qu'elles ne protègent pas suffisamment les mineurs. L'Union européenne envisage également d'interdire certaines caractéristiques de conception qui créent une dépendance, dans le cadre du projet de loi sur l'équité numérique.

"Nous savons tous qu'un changement durable ne se produit pas du jour au lendemain. Mais si nous sommes lents et hésitants, c'est toute une génération d'enfants qui en paiera le prix", a déclaré Ursula von der Leyen.

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