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L'UE va interdire les importations de viande brésilienne à partir de septembre

Des agriculteurs se rassemblent lors d'une manifestation à Madrid, en Espagne, le 11 février 2026, pour protester contre un projet d'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur.
Des agriculteurs se rassemblent lors d'une manifestation à Madrid, en Espagne, le 11 février 2026, pour protester contre un projet d'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Peggy Corlin
Publié le
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L'interdiction interviendrait deux semaines seulement après l'entrée en vigueur provisoire de l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, qui a libéralisé le commerce agricole de part et d'autre de l'Atlantique en dépit de l'opposition farouche des agriculteurs.

Un comité de l'UE composé d'experts des États membres a voté mardi l'interdiction des importations de viande brésilienne à partir du 3 septembre en raison de l'utilisation d'antimicrobiens pour stimuler la croissance des animaux.

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La décision de retirer le Brésil de la liste des pays qui respectent les normes de sécurité alimentaire de l'UE intervient alors que l'accord de libre-échange UE-Mercosur entre l'UE et le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay est provisoirement entré en vigueur le 1er mai.

Cet accord, qui libéralise les échanges de produits agricoles entre les deux rives de l'Atlantique, suscite une vive opposition de la part des agriculteurs européens, qui craignent que des normes de production différentes de part et d'autre de l'Atlantique n'entraînent une concurrence déloyale de la part des importations latino-américaines.

"Le fait que l'Union soit capable de faire respecter les règles est essentiel pour la confiance, des conditions de concurrence équitables et de bonnes relations avec nos partenaires commerciaux", a déclaré un diplomate de l'UE à Euronews.

Un fonctionnaire ayant connaissance du dossier a déclaré que le vote avait été unanime et que le Brésil était le premier pays à être retiré de la liste des États respectant les restrictions de l'UE sur l'utilisation d'antimicrobiens chez les animaux.

La liste des pays tiers qui respectent les exigences de l'UE et peuvent donc exporter des animaux producteurs de denrées alimentaires vers l'UE sera officiellement adoptée dans les prochains jours.

La Commission européenne a toujours affirmé que les règles de sécurité alimentaire de l'UE continueraient de s'appliquer aux produits agricoles importés d'Amérique latine après l'entrée en vigueur de l'accord.

Eva Hrnčířová, porte-parole de la Commission, a confirmé à Euronews qu'à partir du 3 septembre, le Brésil ne pourra plus exporter vers l'UE des produits tels que les bovins, les équidés, la volaille, les œufs, l'aquaculture, le miel et les boyaux.

Selon Hrnčířová, "les accords commerciaux ne changent pas nos règles" : "La Commission établit les normes sanitaires et phytosanitaires obligatoires de l'Union, et tant nos agriculteurs que les exportateurs des pays tiers doivent s'y conformer".

Bruxelles a également négocié des mesures de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs de l'UE, notamment des mécanismes permettant de surveiller les perturbations potentielles du marché dues à une augmentation des importations en provenance des pays du Mercosur. Des quotas ont également été introduits pour les produits sensibles, notamment la volaille et la viande.

Une fois que le Brésil aura démontré qu'il respecte les règles de sécurité, l'UE pourra reprendre les importations et le Brésil pourra bénéficier des mêmes allégements tarifaires que les autres pays du Mercosur.

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