Au cours de son premier meeting dans la course pour la présidentielle 2027, le maire du Havre a promis un discours de vérité, être transparent sur les efforts budgétaires et que « l’intérêt des enfants sera la boussole du nouveau quinquennat ».
« Tout n’est pas perdu » a commencé Édouard Philippe devant les quelques 5 000 sympathisants réunis pour son premier grand meeting dans la course pour la présidentielle 2027.
L’ancien Premier ministre promet de dire « la vérité » durant cette campagne dans un pays qu’il perçoit « inquiet ».
L’important, selon Édouard Philippe, est de montrer « la route » et de tenir « enfin » les promesses de campagne.
Le président du parti Horizons, qui s’est présenté comme un « fils de la classe moyenne », prévient qu’il demandera « des efforts justes, partagés et étalés dans le temps. »
L’ " intérêt des enfants " sera la « boussole un nouveau quinquennat » explique Édouard Philipe pour justifier les sacrifices qu’il entend demander.
Il assume, dit-il, de dire aux retraités qu'ils devront "c_ontribuer davantage au financement de notre modèle social", "aux cadres et aux employés du secteur public et privé qu’il faudra travailler plus longtemps_" et "à l’Etat, à ses agences, aux collectivités, que les Français attendent d’eux qu’ils se serrent la ceinture et donnent l’exemple".
Pour « rependre en main le destin de notre pays », Édouard Philippe promet « une refonte massive de l’école », car c’est, dit-il, " la clé du redressement français. »
Édouard Philippe lance la campagne en lançant une charge contre le Rassemblement national et La France Insoumise.
Selon lui, le RN, "c'est en même temps qui ne s'assume pas. Social dans le Nord, libéral dans le Sud". Bardella serait "converti au libéralisme, à l'Europe, au capitalisme" et amateur de "petits fours à Monte-Carlo", alors que Marine Le Pen dit, à ses yeux, « l’inverse » et s’imagine la candidate des « classes populaires ».
Quant à Jean-Luc Mélenchon, pour Édouard Philippe, il « veut conquérir le pouvoir en jetant du sel sur nos plaies. »