Après l’entrée d’environ 60 000 migrants en situation irrégulière dans l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, la présidente de la Commission européenne a déclaré samedi que "la grande majorité de ceux qui sont arrivés illégalement sont retournés au Maroc".
Après l’entrée d’environ 60 000 migrants en situation irrégulière dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré samedi que "la grande majorité de ceux qui sont arrivés illégalement sont retournés au Maroc".
Elle a tenu une visioconférence avec le commissaire européen aux Affaires intérieures et aux Migrations, Magnus Brunner, ainsi qu’avec Dubravka Šuica, chargée de la Méditerranée et de la démographie, afin d’évoquer la crise migratoire à Ceuta.
"Grâce à l’efficacité des forces de l’ordre espagnoles et marocaines, aucune personne n’a atteint la péninsule ibérique ni le reste de l’Union européenne", a affirmé Ursula von der Leyen.
Cette déclaration intervient alors qu’une majorité d’États membres de l’Union européenne ont réclamé samedi l’ouverture de discussions d’urgence sur la situation.
Dans une lettre ouverte, les dirigeants de 22 des 27 pays de l’UE demandent aux ministres de l’Intérieur européens de tenir "de toute urgence" une visioconférence afin de définir une réponse rapide et coordonnée et de "prévenir de nouveaux passages incontrôlés".
Ursula von der Leyen a salué cette initiative, estimant que l’Union européenne avait besoin "d’un processus de retour d’expérience pour renforcer notre résilience européenne".
Le ministère espagnol de l’Intérieur a indiqué samedi que la quasi-totalité des quelque 60 000 migrants ayant franchi la frontière depuis mercredi avaient quitté Ceuta, ajoutant que la situation dans l’enclave était "presque revenue à la normale".