Les cinq individus sont liés au complexe militaro-industriel russe. Les sanctions interviennent après des frappes en Ukraine, a annoncé Kaja Kallas, qui accuse Moscou d'intensifier les attaques contre les civils.
L’Union européenne a imposé des sanctions contre cinq personnes impliquées dans le complexe militaro-industriel russe, à la suite des récentes frappes aériennes russes contre l’Ukraine, a déclaré vendredi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
"Chaque nouvelle attaque contre l’Ukraine est une raison supplémentaire pour l’Europe de resserrer la vis à l’égard de la Russie", a-t-elle écrit sur X.
Les nouvelles sanctions ont été adoptées le 7 août en réponse aux frappes, a indiqué Kaja Kallas, mais elle n’a pas identifié les personnes visées ni donné de précisions sur ces mesures.
Elle a affirmé que Moscou intensifiait ses attaques contre les civils alors que les forces russes restent à l’arrêt sur le champ de bataille.
"Avec son armée immobilisée sur le champ de bataille, Moscou accroît encore sa campagne de terreur contre les civils", a-t-elle déclaré. "L’UE doit continuer à renforcer la pression sur la Russie jusqu’à ce que Moscou mette fin à sa guerre."
Ces cinq inscriptions sur la liste interviennent un peu plus de deux semaines après l’adoption par les gouvernements de l’UE du 21e paquet de sanctions du bloc contre la Russie.
Approuvé le 23 juillet, ce paquet a ajouté 48 personnes et 170 entités à la liste de sanctions de l’UE, constituant la plus vaste vague d’inscriptions depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie.
Les mesures visent les secteurs financier, énergétique et militaro-industriel russes, ainsi que les réseaux de cryptomonnaies, la flotte parallèle utilisée pour contourner les restrictions sur le pétrole et les entreprises participant à l’approvisionnement de l’économie de guerre de Moscou.
Le paquet comprend 56 inscriptions visant le complexe militaro-industriel russe, dont 37 personnes et entités directement liées à la production et à la chaîne d’approvisionnement de drones de longue portée.
L’accord a été conclu après que la Grèce a obtenu une dérogation renouvelable chaque année permettant aux entreprises de continuer à acheminer du gaz naturel liquéfié russe vers des clients hors de l’UE.