Le compte X de ZeroBytes a par ailleurs été suspendu vendredi après-midi, comme a pu le constater Euronews.
Un homme de 18 ans soupçonné d'appartenir au groupe de pirates informatiques ZeroBytes et d'avoir participé aux attaques contre le fisc cet été a été mis en examen et placé en détention provisoire, a annoncé vendredi le parquet de Paris à l'AFP, confirmant une information de Franceinfo.
Un deuxième suspect, âgé de moins de 16 ans, a également été interpellé et placé en garde à vue avant d'être remis en liberté. Les enquêteurs vont désormais analyser son matériel informatique.
Se présentant comme un duo de cybercriminels français, ZeroBytes s'est notamment fait remarquer en commentant les publications des Finances publiques sur X ou encore en apostrophant directement le ministère de l'Éducation nationale, dont il affirme avoir également piraté massivement les données.
Ce piratage, révélé en août, constitue le dernier fait d'armes revendiqué par le groupe : des fichiers contenant des informations sur des élèves, des parents et des personnels auraient été dérobés, avec des données couvrant une période de vingt ans.
Plus tôt cet été, les attaques contre le fisc, survenues fin juin puis fin juillet et revendiquées par ZeroBytes, avaient conduit au vol de données de quelque 678 000 usagers du site "impots.gouv.fr", particuliers comme entreprises, dont certaines informations sensibles.
Le gouvernement a depuis présenté ses excuses aux contribuables et qualifié ces attaques de "délits commis contre les Français et contre l'État".
Matignon a par ailleurs indiqué qu'un "plan de sécurisation des systèmes d'information de l'État", reposant notamment sur l'intelligence artificielle, avait été lancé avant l'été. Il a déjà mobilisé 200 millions d'euros. Une éventuelle hausse de ces crédits sera également examinée dans le cadre du projet de loi de finances 2027, dont le dépôt est prévu fin septembre.
Une enquête pour "extraction frauduleuse de données" et "association de malfaiteurs" avait été ouverte par le parquet de Paris. Les investigations ont été confiées à l'Office anticybercriminalité (Ofac), rattaché à la Direction générale de la Police nationale (DGPN).