Le ministre des Affaires étrangères a assuré que la France se prémunit à toute agression russe sur son sol.
La France est "la cible de l'agressivité redoublée de Vladimir Poutine", a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, invité du "20 heures" de France 2. "Et nous avons tout mis en œuvre pour nous prémunir."
Car ces dernières semaines, les agressions russes se sont multipliées sur le sol européen. Ces deniers jours, un train qui se dirigeait vers Varsovie a été frappé par un drone à la frontière avec l'Ukraine, des incendies ont été provoqués par des frappes toujours près de la frontière entre ces deux pays, un drone "étranger" a été abattu en Lettonie, puis un autre en Lituanie. En Danemark, c'est un bateau russe qui a tiré deux fusées de détresse en direction d'un hélicoptère au-dessus de la mer Baltique
"Il faut prendre ces actes irresponsables, [...] mais il ne faut pas se laisser intimider. Il ne faut pas tomber dans les pièges de Vladimir Poutine qui, au fond, veut nous affaiblir et veut nous diviser" , a également assuré Jean-Noël Barrot. "Et, dans les mois qui viennent, [...] vous verrez que Vladimir Poutine cherchera, d'une manière ou d'une autre, à peser sur le choix des Européens et à peser sur le choix des Français", a-t-il souligné, mettant en avant les différentes élections qui se tiendront sur le continent en 2027.
Paris se prépare, donc. "C'est l'une des raisons pour lesquelles, sous l'impulsion du président de la République, le budget des armées a été doublé ces dix dernières années.", a assuré Jean-Noël Barrot.
Un partenariat stratégique France-Finlande
Et c'est dans cet optique que Paris et Helsinki ont officialisé la participation de la Finlande à l'initiative française de "dissuasion nucléaire avancée".
Les deux pays estiment que "cette décision, en conformité avec les obligations internationales respectives des deux pays, constitue une étape importante pour la sécurité européenne et pour la coopération bilatérale", est-il indiqué dans une déclaration commune. "Les deux pays réaffirment leur ambition pour une Europe plus forte, plus sûre et mieux défendue."
Cette coopération doit notamment offrir de nouvelles possibilités en matière de "signalement stratégique" et de gestion de l'escalade "sous le seuil nucléaire", est-il précisé.
Une initiative qui n'a pas du tout plu à Moscou. "Nous qualifions cette initiative française, pour parler avec douceur et beaucoup de diplomatie, d'imprudente", a réagi le porte-parole de la diplomatie russe, ce mardi. La "dissuasion nucléaire avancée" proposée par la France à ses alliés européens présente un "risque" pour Moscou, a-t-il précisé.