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Sport, unité et partage à Oran pour la 19e édition des Jeux méditerranéens

Par Cinzia Rizzi  & Raphaële Tavernier
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Les 19es Jeux méditerranéens ont été lancés le 25 juin 2022 à Oran, en Algérie.

Cet événement multisports, auquel participent plus de 3 000 athlètes originaires de 26 pays de la région méditerranéenne, s'est ouvert par une nuit d'été dans le magnifique stade olympique de la deuxième ville d'Algérie. Le lieu a accueilli 40 000 chanceux, qui ont pu assister en direct à la cérémonie d’ouverture.

Des dizaines de milliers de personnes sont également descendues dans la rue pour participer à cette manifestation sportive très attendue et accueillir les visiteurs venus d'Afrique et d'Europe.

"Je suis Oranais et je suis venu spécialement de Varsovie, en Pologne, pour assister aux Jeux", raconte un homme. "C'est une fierté pour nous à Oran, pour l'Algérie, d'accueillir ces Jeux méditerranéens, c'est quelque chose. C'est génial !", ajoute une jeune femme.

Une cérémonie d'ouverture grandiose

Il s'agit pour l’Algérie, d'une deuxième organisation après celle des Jeux méditerranéens de 1975 se déroulant dans la capitale Alger. Pour cette édition 2022, une somptueuse cérémonie d'ouverture a été organisée, avec des centaines d'artistes, de musiciens et de danseurs. L’Algérie, ses paysages, son histoire et son influence dans la région méditerranéenne, était au cœur de ce show de deux heures qui s’est tenu qui s’est tenue au stade Miloud Hadefi d’Oran.

Les délégations des 26 pays participants ont défilé dans une ambiance folle. Comme le veut la tradition, la délégation de la Grèce, berceau des Jeux olympiques, a été la première à entrer en piste.

La délégation algérienne a été accueillie par une très chaleureuse ovation du public local. Parmi les athlètes notamment, la boxeuse Imane Kehlif sacrée vice-championne du monde de la catégorie des 63 kg en mai dernier. Elle était très fière d’être la porte-drapeau de sa délégation lors de la cérémonie d’ouverture des jeux d’Oran.

"Je suis très heureuse, je suis fière de voir mon pays accueillir ces Jeux méditerranéens. Je peux vous dire que tout le bassin méditerranéen est dans mon pays. En tant qu'athlètes, nous nous sentons comme une famille. Nous les athlètes du bassin qui venons d'Italie, d'Espagne, d'Egypte, de Tunisie, nous formons une seul et même pays", a exprimé la jeune athlète de 23 ans.

Les Jeux de l'unité

L'unité. Telle est la devise de ces Jeux, qui réunissent trois continents, l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Différentes cultures, religions, langues et coutumes se côtoient au cours de cette compétition.

Si le sport est important, ce qui compte le plus reste le partage comme l'explique le président du Comité international des Jeux méditerranéens, Davide Tizzano : "Il y a une grande diversité entre les peuples de la Méditerranée, mais il y a une grande unité et le sport devient un fil rouge qui unit les jeunes. De telle sorte que des valeurs importantes, qui sont les piliers du mouvement sportif, ressortent comme être ensemble, découvrir de nouvelles cultures, se mélanger à d’autres populations ; comprendre aussi qu'il n'existe pas de monde à soi et que tout ne tourne pas qu’autour nous. Il y a plusieurs mondes et chacun a le sien, mais il est nécessaire de se rejoindre", dit-il.

Lieu de rencontre

Pendant 12 jours, les athlètes vivent dans un "village méditerranéen". Il a été créé pour l'occasion et s’étire sur 39 hectares. Les athlètes dorment, mangent, mais aussi s'entraînent, dans des espaces dédiés. Chaque nation dispose de son propre bâtiment, mais se croiser dans les rues du village permet aux jeunes athlètes d'apprendre à se connaître et de créer des liens, malgré les différentes cultures et traditions.

"Nous voulons tous gagner le jour J, mais à la fin, nous nous embrassons tous et nous nous respectons les uns les autres, et c'est cela la vraie victoire. Parce qu’il arrive un moment où la vie sportive perd du terrain, mais les relations humaines, elles, tissées avec les personnes avec lesquelles vous vous êtes battus sur le tatami, sur le ring ou ailleurs demeurent. Et c'est ce que nous devons perpétuer pour la génération future", exprime Luigi Busà, karatéka italien, porte-drapeau et champion olympique à Tokyo 2020.

Satisfaction des athlètes

Cet événement sportif se déroule sur 37 sites, disséminés dans la ville et dans ses environs. Certaines infrastructures sont flambant neuves, d'autres ont été réaménagées pour les compétitions et les entraînements. Les travaux ont duré des années et tout le monde semble satisfait du résultat. Les athlètes, premiers concernés, eux, semblent l’être en tout cas.

"C'est vrai que par rapport à d’autres compétitions auxquelles nous avons l’habitude de participer en tant que volleyeurs, l'organisation est différente, mais pour le moment, nous sommes vraiment satisfaits d'être ici. Nous sommes impatients de tout découvrir, de nous amuser, et de donner du plaisir aux gens à travers le sport" assure le volleyeur et porte-drapeau français, Luka Basic.

Les compétitions sportives et le spectacle se poursuivent à Oran jusqu’au 6 juillet.