Pedro Sánchez a présenté cet outil, baptisé HODIO qui vise à analyser la manière dont les discours haineux sont diffusés sur les réseaux sociaux et à évaluer l'impact des algorithmes sur la polarisation numérique.
Après avoir annoncé l'une des mesures les plus ambitieuses d'Europe pour protéger les mineurs sur Internet, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a présenté mercredi un nouvel outil destiné à mesurer la propagation de la haine dans l'environnement numérique.
Lors de l'inauguration à Madrid du premier sommet international contre la haine et le harcèlement numérique, Pedro Sánchez a annoncé le lancement de HODIO (Huella del Odio y la Polarización) (source en espagnol), un système conçu pour analyser la manière dont les messages de haine sont diffusés sur les réseaux sociaux et pour évaluer le rôle des algorithmes dans l'amplification des contenus polarisants.
"Si la haine est déjà dangereuse, les réseaux sociaux en ont fait une arme de polarisation massive qui finit par s'infiltrer dans la vie quotidienne", a déclaré le dirigeant espagnol. "L'environnement numérique ne peut être un espace sans règles. Aujourd'hui, les réseaux sociaux sont un État en faillite", a-t-il ajouté.
Le système analysera d'importants volumes d'activités publiques sur les réseaux sociaux afin de mesurer l'intensité et la portée des discours de haine, ainsi que leur évolution dans le temps.
Selon le gouvernement espagnol, l'objectif est de disposer de données qui permettront de concevoir des politiques publiques plus efficaces contre le harcèlement numérique et d'accroître la pression sur les plateformes technologiques pour qu'elles assument une plus grande responsabilité.
Récemment, la commission européenne a appelé les États membres à veiller à prendre des mesures conformes au cadre commun de l’Union européenne, en particulier à celui établi par le Digital Services Act, qui établit un cadre juridique harmonisé pour lutter contre la propagation de contenus illicites en ligne.