Des rumeurs circulent selon lesquelles il pourrait être utilisé pour transporter du matériel militaire.
Baptisé Starfall, l’engin spatial a décollé en toute discrétion mardi à bord d’une fusée Falcon 9 pour une mission d’essai.
Voici tout ce que l’on sait sur cette mission.
Ce lancement a pris de court de nombreux passionnés d’espace, SpaceX n’ayant quasiment rien dévoilé de Starfall en amont. Et ce secret a été maintenu le jour J, l’entreprise coupant brusquement son webcast à peine dix minutes après le décollage.
Ce tir intervient alors que l’on apprenait mercredi que le patron de SpaceX, Elon Musk, a perdu son statut de « trillionaire » après la chute en Bourse des actions de ses entreprises, SpaceX et Tesla, consécutive à une introduction en Bourse d’abord réussie.
Quel est son objectif ?
Dans un document (source en anglais) déposé auprès de l’Agence fédérale de l’aviation (FAA), SpaceX explique que Starfall pourrait offrir « un accès à la microgravité et au vide » aux entreprises intéressées par la production en orbite, ainsi qu’une « livraison point à point de cargaisons critiques via l’espace en des délais très courts », ce qui pourrait désigner des missiles ou d’autres équipements militaires.
Il n’existe toutefois aucune confirmation officielle indiquant que Starfall serait destiné à un usage militaire, mais la discrétion entourant le lancement alimente les rumeurs en ce sens.
Le département américain de la Défense réfléchit depuis longtemps à l’idée d’utiliser des fusées pour livrer rapidement de lourdes charges n’importe où sur Terre.
SpaceX détient déjà plusieurs contrats avec le Pentagone, dont l’un, baptisé Project Cargo, qui imagine le vaisseau Starship livrant des fournitures aux quatre coins du globe.
Chaque capsule Starfall peut emporter 2 200 livres, soit environ 998 kilogrammes de charge utile, selon les documents déposés auprès de la FAA. Chacune dispose d’un module pour la charge utile et d’un autre pour le bouclier thermique.
La capsule peut ajuster son orientation en vol grâce à des gaz inertes, mais elle ne peut pas se désorbiter seule : elle suit soit une trajectoire préprogrammée, soit elle dépend d’un autre engin spatial pour être ramenée sur Terre.
« La mission d’aujourd’hui comprend la démonstration d’un nouveau véhicule qui permettra un accès abordable et régulier à l’environnement de microgravité pour la recherche scientifique et la fabrication en orbite », a indiqué SpaceX mardi sur [X](https://x.com/SpaceX %28source en anglais%29/status/2069370979084603672).
« Après avoir démontré un vol contrôlé, le vaisseau amerrira dans l’océan Pacifique », a ajouté l’entreprise.
Chaque capsule Starfall mesure environ 75 centimètres de haut pour 3,1 mètres de diamètre et peut transporter près de 1 000 kilogrammes de charge utile, d’après les documents de la FAA.