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L'addiction au binge-watching accroît la solitude, selon une étude

Une étude établit un lien entre l’addiction au binge-watching et la solitude
Dépendance au visionnage compulsif liée à la solitude, selon une étude Tous droits réservés  Credit: Pexels
Tous droits réservés Credit: Pexels
Par Theo Farrant
Publié le
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Une nouvelle étude révèle que le binge-watching, ou visionnage en rafale, peut passer d’une habitude anodine à une addiction lorsqu’il est alimenté par la solitude.

SOUS EMBARGO 21 janvier 2026 14 h 00 ET

Le binge-watching de sa série préférée peut sembler un moyen inoffensif de se détendre, mais les personnes qui en arrivent à l’addiction sont plus susceptibles de se sentir seules, selon de nouvelles recherches.

L’étude, publiée dans la revue PLOS One, a établi un lien entre la solitudeet l’addiction au binge-watching, ce qui suggère que certaines personnes pourraient utiliser les séries télévisées pour faire face à la déconnexion sociale.

Les chercheurs Xiaofan Yue et Xin Cui, de l’université de Huangshan en Chine, ont analysé les réponses à une enquête auprès de 551 adultes gros consommateurs de télévision. Tous les participants regardaient au moins 3,5 heures de télévision par jour et plus de quatre épisodes par semaine.

Plus de six participants sur dix (334 personnes) remplissaient les critères de l’addiction au binge-watching, qui incluent « obsession, augmentation de la consommation de télévision et effets négatifs sur la vie quotidienne », par exemple sur la vie professionnelle ou les relations personnelles.

Au sein de ce groupe, des niveaux plus élevés de solitude étaient significativement associés à une addiction au binge-watching plus sévère. Ce lien n’a pas été observé chez les gros téléspectateurs ne répondant pas aux critères de l’addiction, ce qui suggère que le binge-watching addictif pourrait être motivé par des facteurs psychologiques différents.

Pourquoi les gens se livrent au binge-watching et le risque de solitude

Les chercheurs ont également examiné les raisons pour lesquelles les gens adoptent des habitudes de binge-watching et ont constaté que la solitude était étroitement liée à deux facteurs clés : l’évasion et « renforcement émotionnel ». Cela suggère que les personnes qui se sentent seules peuvent se tourner vers la télévision à la fois pour fuir des émotions négatives et pour rechercher du réconfort ou du plaisir.

Des études antérieures ont associé la solitude à la détresse psychologique, à un moins bon bien-être mental, à une santé physique plus fragile et à une qualité de vie moindre.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la solitude touche 16 % de la population mondiale et considère la déconnexion sociale comme une « grave menace pour la santé mondiale ».

Selon l’OMS, l’isolement social et la solitude sont aussi associés à un risque accru de maladies cardiaques, de diabète de type 2, de dépression et d’anxiété.

Limites de l’étude

Mais l’étude sur le binge-watching a ses limites. Elle met en évidence une association plutôt qu’une relation de cause à effet directe, ce qui signifie qu’elle ne peut pas prouver que la solitude conduit à un binge-watching addictif.

Les chercheurs se sont également concentrés uniquement sur la consommation de télévision et n’ont pas examiné d’autres formes d’utilisation des écrans, comme les contenus courts sur YouTube ou TikTok.

Cela étant, les résultats montrent que la consommation excessive de médias peut servir de stratégie d’adaptation pour les personnes confrontées à l’isolement social.

« Cette étude fait progresser notre compréhension du binge-watching en distinguant ses formes addictives et non addictives, et démontre que la solitude est un prédicteur significatif de l’addiction au binge-watching, tandis que l’évasion et le renforcement émotionnel constituent deux voies de régulation des émotions », écrivent les auteurs de l’étude.

Les chercheurs estiment que des travaux supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si la réduction de la solitude pourrait aider à prévenir ou à traiter des comportements problématiques de binge-watching.

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