La raison de ces nombreux changements : l'explosion du prix du carburant dû à la guerre au Moyen-Orient. L'été pourrait donc s'annoncer très compliqué avec de nombreux changements à prévoir.
Le printemps s'annonce difficile pour les compagnies aériennes : quelque 13 000 vols ont d'ores et déjà été annulés pour le seul mois de mai.
Selon les données de la société d'analyse aéronautique Cirium, les transporteurs ont déjà supprimé près de deux millions de sièges des programmes de vols du mois de mai. Au total, le nombre de sièges disponibles, toutes compagnies confondues, est passé de 132 millions à 130 millions au cours des deux dernières semaines d'avril.
Un chiffre qui ne tient pas compte de l'été, qui s'annonce très perturbé dans ce domaine.
Ces perturbations devraient particulièrement impacter le Royaume-Uni et l'Europe occidentale, faisant ainsi peser le risque d'un été compliqué.
Turkish Airlines, Lufthansa, British Airways et KLM figurent parmi les transporteurs européens qui annulent des vols.
Un été difficile pour l'aviation
Cette crise est due à une grave pénurie de kérosène liée à la guerre en cours au Moyen-Orient. Depuis les attaques américano-israéliennes sur l'Iran, en février dernier, les prix des carburants ont plus que doublé suite à la fermeture du détroit d'Ormuz, d'où transit 20 % du pétrole mondial.
Dans le monde entier, de nombreuses compagnies aériennes ont augmenté leurs tarifs sur les itinéraires les plus populaires, ont entièrement annulé les vols sur les itinéraires les moins prisés et continuent d'utiliser des avions plus petits pour économiser le carburant.
Pour répondre à cette situation, les compagnies aériennes ont également opté pour des avions plus petits. C'est notamment le cas de l'entreprise allemande Lufthansa, qui a également décidé d'annuler quelque 20 000 liaisons court-courriers de son programme estival.
Au Royaume-Uni, la ministre des transports, Heidi Alexander, a annoncé la suspension temporaire d'une règle obligeant les compagnies aériennes à utiliser les créneaux de vol dans les aéroports britanniques, sous peine de les voir cédés à leurs rivales. En pratique, cela signifie que des opérateurs comme British Airways peuvent réduire leurs vols sans être pénalisés.
Et les voyageurs les plus chanceux qui voient leur vols maintenus pourraient également être impactés. Car de nombreuses compagnies pourraient reportés certains vols. La vigilance est donc de mise.