DERNIERE MINUTE

Grèce : l'aide internationale suspendue au résultat des législatives

Grèce : l'aide internationale suspendue au résultat des législatives
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Les Cassandre de la politique grecque l’avaient prédit : le seul candidat à la Présidence, Stavros Dimas, n’a recueilli que 168 votes lors du troisième et dernier tour de scrutin de la présidentielle, qui se tenait ce lundi à la Vouli, le Parlement grec. Il lui en aurait fallu 180 pour être élu.

Conséquence : la chambre va être dissoute. Le premier ministre sortant, Antonis Samaras, a annoncé des législatives anticipées pour le 25 janvier. Un scénario qui ouvre la porte à une arrivée au pouvoir de l’opposition de gauche radicale Syriza.

Ce résultat a fait décrocher la bourse d’Athènes de plus de 11 %. L’indice de référence n’abandonnait plus que 3.9 % à la clôture. Les marchés craignent de voir la Grèce s’affranchir de la Troïka, comme nous l’explique notre correspondant, Giannisis Stamatis : “ pour nombre d’analystes, ces législatives auront des allures de référendum où les électeurs décideront si le pays doit poursuivre les réformes économiques convenues avec la troïka – Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international – ou s’il doit aller à la collision frontale avec ses créditeurs internationaux. “

D’ailleurs, le FMI a décidé de suspendre le versement de la prochaine tranche d’aide à la Grèce jusqu‘à la formation d’un nouveau gouvernement. Selon lui, ce report ne compromet pas la viabilité financière du pays qui a renoué avec la croissance après six années de récession. Depuis 2010, la troïka a débloqué pas moins de 240 milliards d’euros pour éviter une faillite à la Grèce. Elle exige à présent de nouvelles baisses de salaire et de nouvelles hausses d’impôts pour lui verser 7,2 milliards d’euros supplémentaires.

S’il est élu, le leader de Syriza, Alexis Tsipras, a notamment promis la fin de l’austérité et l’annulation de près des deux tiers de la dette grecque, actuellement estimée à 175 % du PIB. Il a aussi parlé d’augmenter le salaire minimum et les dépenses de l’Etat et de renationaliser des biens récemment privatisés.

Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.