Turquie: liberté (trés) surveillée pour la presse

Turquie: liberté (trés) surveillée pour la presse
Par Maxime Bayce avec Agences
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

“Nous reviendrons dès que possible avec une information de qualité et objective” Voici ce qu’on peut lire aujourd’hui à la une du site internet de

PUBLICITÉ

“Nous reviendrons dès que possible avec une information de qualité et objective”
Voici ce qu’on peut lire aujourd’hui à la une du site internet de Zaman. Un geste d’insoumission semble-t-il temporaire. Le gouvernement n’ayant pas réussi à accéder au site pour l’instant.
Concernant la version écrite, le changement éditorial est déjà visible en une du journal.

In less than 48 hours, the new admin turned seized Zaman into a propaganda piece of the regime in Turkey. pic.twitter.com/ORAAo0r7Ws

— Sevgi Akarcesme (@SevgiAkarcesme) 6 mars 2016

Un article sur un projet de pont supporté par le gouvernement, le président Erdogan tenant la main d’une vieille dame pour la journée de la femme…Zaman semble être désormais à l’unisson de la presse pro-gouvernementale.
Une reprise en main qui choque jusqu’aux institutions européennes. “J’ai eu un échange ouvert avec le premier ministre Davutoglu qui n’est pas d’accord avec mon point de vue. Ce n’est pas une surprise, mais j’ai insisté sur le fait que pour le Parlement européen et l’Union européenne, la liberté de la presse est un élément central de l’identité européenne”, a expliqué le plus diplomatiquement possible Martin Schulz, président du Parlement européen en marge du sommet de Bruxelles.

Samedi, la police a dispersé violemment une manifestation de soutien devant le siège du journal.

La police turque disperse violemment des manifestants devant le journal Zaman https://t.co/Axbtr6GUq0pic.twitter.com/WR1VYybndp

— Zaman France (@Zaman_France) 5 mars 2016

Quelques heures plus tard c’est au tour du rédacteur en chef d‘être limogé. Alors que se préparait déjà une édition écrite par des personnes non-journalistes à Zaman.
Un coup de force dans la lignée de ce que pratique le gouvernement d’Erdogan.
Can Dundar et Erdem Gul, journalistes pour Cumhuriyet, un des principaux journaux d’opposition ont passé 92 jours en prison, accusés d’“espionnage” et de “divulgation de secret d’Etat”. Ils viennent seulement d‘être libérés après une décision de la Cour constitutionnelle. .
Sur 180 pays, la Turquie se classe 149e dans le classement mondial de la liberté de la presse réalisé par Reporter sans frontières..

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

En Turquie, des élections municipales aux enjeux nationaux

Turquie : au moins vingt-deux migrants sont morts après le naufrage de leur embarcation

Les Turcs accueillent en héros leur premier astronaute