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Le secteur minier sinistré en République démocratique du Congo

Le secteur minier sinistré en République démocratique du Congo
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L’ensemble des acteurs est à présent englué dans une crise qui contribue à fragiliser les travailleurs les plus faibles, selon les autorités locales.

La chambre nationale des mines a récemment indiqué que le secteur a perdu quelque 3 000 emplois directs et 10 000 autres postes ont été supprimés chez des sous-traitants du fait de la mauvaise santé des cours des matières premières. Une conjoncture qui fragilise les acteurs artisanaux qui se trouvent être à la merci d’acheteurs sans scrupules.

“Nous allons au marché avec un sac fini, un sac produit fait 150, 160 Kg mais quand on va chez les chinois ça fait 70 kg, 60 kg ou avez-vous déjà entendu un sac cousu faire 60 kg ?”, s‘étonne un mineur.

Kinshasa a revu ses prévisions de croissance à la baisse du fait de la crise qui frappe le secteur minier. Alors que le gouvernement table pourtant encore sur 9 % de croissance, mais pour le FMI, il sera difficile de faire mieux que 7, 3 %. Pour Richard Muyej, le gouverneur de la province du Lualaba, le problème général est celui de la répartition des richesses entre les communautés et les compagnies.

“ Il y a énormément de discours sur les richesses, mais en réalité, les gens vivent dans la pauvreté. Alors on se demande si ceux qui bénéficient de toutes ces affaires aiment les sites d’où ils tirent ces profits. Nous nous rendons compte que l’argent sort pour d’autres provinces, pour d’autres pays, pour d’autres continents. Ce n’est pas juste, nous nous battons pour rétablir la justice et nous parlerons avec les miniers. Nous sommes en pleine démocratie, mais je crois qu’il y a des choses que nous ne pouvons pas accepter au nom de la démocratie.”

La santé du secteur minier ne devrait pas s’améliorer à court terme, estiment des analystes. Un point de vue qui s’appuie notamment sur les incertitudes liées au calendrier électoral et aux risques de paralysie qui peuvent survenir à travers le pays du fait des manifestations des opposants au président Joseph Kabila.