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En Turquie, marée rouge et purge avancée

En Turquie, marée rouge et purge avancée
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Par Cecile Mathy avec agences
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Démonstration de force des pro-régime en Turquie un peu plus de deux jours après le coup d'Etat manqué. La purge continue. Plus de 6000 personnes ont été arrêtées.

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Une marée de drapeaux turcs pour inonder les rues d’un soutien ostensible à Recep Tayyip Erdogan : des milliers de personnes ont continué à occuper l’espace public à Istanbul, ou à Ankara 48 heures après le coup d’Etat manqué.

Empêcher la récidive

Cette foule loyaliste est venue protester contre la tentative de putsch, menée dans la nuit de vendredi à samedi, et parer au risque d’une récidive.

Dans la capitale turque, c’est le Premier ministre en personne qui s’est chargé d’haranguer la foule :

“La journée, nous irons au bureau, nous irons travailler parce que la vie continue. Mais le soir venu, après le travail, va-t-on poursuivre ces veillées ?”, a demandé Binali Yildirim, rhétoriquement à la foule. “Nous ne dormirons pas tant que nous ne les aurons pas tous mis en déroute”, a ajouté le chef du gouvernement.

Arrestations en masse

Parallèlement, la purge a commencé dans les rangs de l’armée et de la magistrature.

6000 personnes ont été arrêtées ou font l’objet de mandats d’arrêts : des militaires mais aussi pour moitié des juges et des procureurs.

6,000 detained from Turkish army, judiciary in probe into failed coup attempt https://t.co/Mata0Q6DWxpic.twitter.com/7bHP17VIL9

— Hürriyet Daily News (@HDNER) 18 juillet 2016

Akin Ozturk est présenté comme le maître opérationnel du putsch. Il s’agit de l’ancien chef d‘état-major de l’armée de l’air. Le gouvernement désigne par ailleurs l’imam Fettulah Gülen comme tête pensante du coup d’Etat manqué. Ankara demande aux Etats-Unis son extradition.

Vers un retour de la peine de mort ?

Le président turc a évoqué, ce dimanche, la possibilité de rétablir la peine de mort en Turquie (abolie en 2004 lors des négociations d’adhésion avec l’Union européenne) à l’issue des funérailles des défenseurs du régime.

Recep Tayyip Erdogan a ainsi enterré, en larmes, un ami proche : le directeur de campagne de son parti, Erol Olcak, et son fils de 16 ans.

Au moins 290 personnes ont été tuées lors de la tentative de putsch, dont 161 dans les rangs loyalistes, selon un bilan officiel.

Turquie: Paris refuse tout “chèque en blanc” à Erdogan après le coup d'Etat raté https://t.co/xBnqGdjbvzpic.twitter.com/FBYh089HkE

— Courrier inter (@courrierinter) 18 juillet 2016

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