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"On en a ras-le-bol de la situation à Calais"

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Par Raphaele Tavernier avec Agences
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Gigantesque opération coup de poing ce lundi en France, sur l’Autoroute A16, à hauteur de Calais.

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Gigantesque opération coup de poing ce lundi en France, sur l’Autoroute A16, à hauteur de Calais. Routiers, agriculteurs, commerçants, élus locaux ou simples Calaisiens, sont venus réclamer le démantèlement rapide de la “Jungle”, le plus grand camp de migrants de France. Dans ce bidonville, survivent près de 7 000 réfugiés, selon les autorités, 9 000 selon des associations humanitaires.

La “Jungle” déborde. Conséquence, une insécurité accrue, des agressions de plus en plus nombreuses, des incidents réguliers sur la rocade portuaire. La population est excédée.

“Vous voyez ma tête, je suis très fatigué, je suis usé. J’ai un commerce, j’ai 12 salariés. J’en peux plus”, dit Régis Capitaine, gérant d’une Brasserie à Calais.

“On en a ras-le-bol de la situation à Calais avec tout ce qui est migrant. C’est de plus en plus agressif. On part le matin, on ne sait pas comment on va rentrer le soir. Il y a des jets de pierres, de barres en ferraille. Ils ont même des machettes. Moi, j’ai un petit garçon de 5 ans, je n’ai pas envie d’en faire un orphelin”, ajoute un routier, Blaise Paccou.

Régulièrement, des migrants tentent par la force de monter dans les camions afin de rallier l’Angleterre. La maire de Calais dénonce le manque de législations face au problème.

“Aujourd’hui, la loi en France ne permet pas d’interpeller dans de bonnes conditions les migrants et les passeurs et d’avoir des actions pénales contre eux”, explique Natacha Bouchart.

Vendredi dernier, le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve avait réaffirmé l’intention de l‘État de démanteler la “Jungle” le “plus rapidement possible”. Des organisateurs de la manifestation devaient être reçus dans l’après-midi par la préfète du Pas-de-Calais.

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