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Londres, Paris, Vienne... De nombreuses manifestations organisées en soutien au peuple iranien

Manifestation en soutien au peuple iranien, ce dimanche 11 janvier, à Paris.
Manifestation en soutien au peuple iranien, ce dimanche 11 janvier, à Paris. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved
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Par Nathan Joubioux
Publié le
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Deux semaines après le début des manifestations en Iran, des milliers de personnes se sont réunies dans plusieurs villes européennes pour apporter leur soutien à la lutte du peuple iranien, qui proteste contre le régime en place.

De nombreuses manifestations ont eu lieu, ce dimanche 11 janvier, dans plusieurs grandes villes européennes en solidarité avec les manifestations anti-régime qui se tiennent en Iran.

À Londres, plusieurs milliers de personnes se sont réunies devant l'ambassade iranienne et devant Downing Street, la résidence du Premier ministre, brandissant des drapeaux iraniens de l'époque ayant précédé l'instauration de la république islamique.

La veille, déjà, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées devant l'ambassade. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre un homme grimper sur le bâtiment et remplacer le drapeau de la République islamique par le drapeau "Lion et Soleil" utilisé avant la révolution de 1979.

À Paris, plus de 2 000 personnes ont rallié le Trocadéro afin d'exprimer leur soutien à ceux et celles qui luttent contre ce qu'ils appellent un "régime répressif" et ont appelé à la fermeture de l’ambassade des mollahs, "fabrique de terroristes", selon leur slogan.

Un rassemblement a également eu lieu place Bellecour, à Lyon. Les manifestants brandissaient des affiches et des pancartes appelant à plus de libertés et à la fin des violences contre les manifestants.

À Vienne, des manifestations se sont également tenues, tandis qu'à Istanbul, les autorités ont interdit les manifestations anti-régime. Une vingtaine de personnes ont malgré tout bravé l'interdit et se sont rassemblées pour apporter leur soutien aux Iraniens.

Plus de 500 morts

Les manifestations en Iran ont débuté le 28 décembre. Initialement, la population protestait contre l'inflation, estimée à 40 %, la baisse de leur pouvoir d'achat et l'effondrement de la monnaie, le rial, le pays étant comprimé par les sanctions internationales, notamment celles liées à son programme nucléaire. De nombreux Iraniens soulignent que le sentiment de rébellion n'est pas apparu du jour au lendemain, mais qu'il est le fruit de 47 années de répression, d'humiliation, de difficultés économiques et de réduction au silence des dissidents.

Mais la colère a désormais pris un virage anti-régime et les Iraniens réclament la fin de la République islamique, proclamée en 1979.

La mobilisation s'est intensifiée après la prise de parole de Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah d'Iran, désormais en exil. Il a exhorté les Iraniens à rester dans les rues, en précisant explicitement que l'objectif était de prendre et de conserver le contrôle des centres-villes. Dans le même temps, il a demandé à Donald Trump d'être prêt à prendre des mesures pour soutenir le peuple iranien. Il a également appelé les secteurs économiques clés, notamment le pétrole et l'énergie, à participer à des grèves nationales, une démarche qui fait écho à une stratégie utilisée au cours des derniers mois du règne de son père en 1979.

Dimanche, il a même appelé les forces de sécurité à "rejoindre le peuple". "Les employés des institutions publiques, ainsi que les membres des forces armées et de sécurité, ont un choix à faire : se tenir aux côtés du peuple et devenir des alliés de la nation, ou bien se rendre complices des meurtriers du peuple et porter la honte et la condamnation éternelles de la nation", a-t-il assuré dans un message posté sur X.

Cependant, les manifestants font face à une répression de plus en plus importante de la part du gouvernement. Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, qui s'est avéré fiable lors des précédentes manifestations, 544 personnes auraient été tuées, dont 496 manifestants, et plus de 10 000 ont été arrêtés en deux semaines. Un bilan que n'a pas pu confirmer l'Associated Press. Avec Internet coupé en Iran et les lignes téléphoniques interrompues, il devient plus difficile depuis l’étranger d’évaluer les manifestations.

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