Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Syrie : Trump justifie ses frappes, Lavrov les dénonce

Syrie : Trump justifie ses frappes, Lavrov les dénonce
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Ces frappes contre une base militaire du régime syrien, Donald Trump les présente clairement comme des représailles à l’attaque à l’arme chimique de mardi dernier. Dans une allocution solennelle à la télévision, le visage grave, le président américain a appelé les nations civilisées à mettre fin au bain de sang en Syrie.

“Il est dans l’intérêt vital de la sécurité nationale des Etats-Unis d’empêcher et de dissuader la propagation et l’utilisation d’armes chimiques meurtrières, a déclaré l’hôte de la Maison-Blanche. Il n’y a aucun doute sur le fait que la Syrie a eu recours à des armes chimiques interdites, a violé les obligations de la convention des armes chimiques et a ignoré les exigences du Conseil de sécurité des Nations Unies.”

Des images amateur filmées à l’aide d’un téléphone portable montrent la base d’al-Chaaryate prise pour cible par les missiles américains.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé une “agression” injustifiée selon lui.
“Bien entendu, cela a été fait pour des raisons complètement inventées, a-t-il estimé. Et cela nous rappelle la situation de 2003 lorsque les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, avec certains de leurs alliés, ont attaqué l’Irak sans l’accord du Conseil de sécurité, la plus grande violation du droit international. Mais à l‘époque, ils avaient essayé de produire quelques preuves. Cette fois, ils ne cherchent même pas à s’appuyer sur des faits, ils montrent juste quelques photos et spéculent sur des photos d’enfants.”

Ces frappes interviennent avant la visite à Moscou du secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson mardi et mercredi. Pour le Kremlin, cette intervention américaine représente une volte-face de Donald Trump, qui prônait depuis des mois une normalisation des relations avec Moscou.