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Quel cap pour les gauches européennes ?

Quel cap pour les gauches européennes ?
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En France, le naufrage des socialistes est sans précédent. Avec un nombre de députés divisé par 10, la formation dominante à gauche n’est plus que l’ombre d’elle-même. Ecartelée entre tenants d’un socialisle historique et sociaux-libéraux, elle n’a pas résisté à la poussée des radicaux de la France insoumise et au dégagisme.

Mais elle est loin d‘être la seule. En Espagne, le PSOE est à la peine depuis des années. Pour tenter de redresser la barre, Pedro Sanchez – qui vient d‘être à nouveau investi à la tête du parti – veut opérer un virage à gauche toute. Il espère regagner ainsi le terrain cédé à Podemos, devenu la troisième force politique du pays.

En Italie, c’est la stratégie inverse qu’a adopté Matteo Renzi. Evincé fin 2016, l’ancien Premier ministre a repris les rênes du parti démocrate et veut plus que jamais l’ancrer au centre. S’inspirant du succès d’Emmanuel Macron, il vient même de lancer le camp dit des “progressistes”. Objectif : les législatives de 2018.

En Grèce, la PASOK a, lui, quasiment disparu du paysage politique, supplanté par Syriza. Incarner la gauche radicale à la tête d’un pays en crise perpétuelle n’est pas aisé. Alexis Tsipras en sait quelque chose. Sa popularité suit la courbe des concessions faites aux créanciers du pays…

Au Royaume-Uni, il est en un dont la popularité bat des records. Rompant avec la troisième voix chère aux travaillistes, Jeremy Corbyn a donné un grand coup de barre à gauche et fait gagner au Labour 261 sièges aux récentes législatives. Il incarne désormais une opposition solide à des conservateurs plombés par le Brexit.

Mais c’est sans conteste au Portugal que les socialistes ont le mieux réussi. Emmenés par Antonio Costa, ils se sont alliés à la gauche radicale et aux communistes et le bloc tient bon. Une unité inédite dans une Europe où les gauches fracturées sont en pleine crise identitaire.